A Carcassonne, François Hollande évoque «le chemin parcouru» et «ce qui reste à faire»

POLITIQUE Le président de la République s’est exprimé durant plus d’une heure devant plusieurs centaines d’élus locaux et de la région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon...

20 Minutes avec AFP

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François Hollande à Carcassonne (Aude) le 18 mai 2015 avant son discours devant plusieurs centaines d'élus locaux.
François Hollande à Carcassonne (Aude) le 18 mai 2015 avant son discours devant plusieurs centaines d'élus locaux. — PASCAL PAVANI / AFP

Mi-bilan, mi-perspective. François Hollande a évoqué mardi soir à Carcassonne (Aude) le « chemin parcouru » depuis le début de son quinquennat et « ce qui reste à faire » d’ici 2017, dans un long discours à fortes connotations pré-électorales. « Je me souviens des paroles que j’ai prononcées au Bourget, c’était en janvier 2012 », a-t-il rappelé avant de se citer : « Après les réformes de structures, après les réformes d’urgence, disais-je à cette époque, nous pourrons redistribuer ce que nous avons créé ».

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« Je suis fidèle à mes engagements », a-t-il enchaîné en rappelant les premières baisses d’impôts déjà annoncées, après l’effort fiscal demandé aux Français au début du quinquennat. Le chef de l’Etat revendique ainsi haut et fort ce discours du Bourget, où il avait dénoncé son « adversaire, la finance » et auquel se réfèrent pourtant les « frondeurs » du PS pour déplorer qu’il se soit écarté, selon eux, de ses promesses électorales.

« Il faut garder l’esprit de réformes »

Le président de la République s’est exprimé durant plus d’une heure devant plusieurs centaines d’élus locaux et de la région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon. « Il faut garder l’esprit de réformes. Rien n’est pire que le statu-quo », a-t-il dit. Le chef de l’Etat a passé ainsi en revue les défis auxquels a été confronté l’exécutif et la majorité depuis 2012 et les progrès réalisés à ses yeux.

Ainsi, dans le domaine de la mondialisation, « nous avons le devoir aussi de faire en sorte que la finance, j’en avais parlé, puisse être mise au service de l’économie réelle… C’est une longue bataille. Mais pour partie, nous l’avons non seulement engagée, mais sur certains points gagnée depuis trois ans ». « La lutte contre la fraude fiscale, l’évasion fiscale, l’optimisation fiscale, les paradis fiscaux, a largement progressé », a-t-il relevé en soulignant, pour s’en féliciter, que « les taux d’intérêt (n’ont) jamais été aussi faibles ».

« Réorienter l’Europe a été, là aussi, un combat difficile »

« Réorienter l’Europe », a enchaîné François Hollande, « a été, là aussi, un combat difficile ». « Que constate-t-on trois ans plus tard ? La parité entre l’euro et le dollar est devenue plus réaliste, plus conforme à nos intérêts et notamment à nos entreprises qui exportent », s’est-il réjoui.

« Nous avons permis qu’il y ait des flexibilités budgétaires pour qu’on puisse aller vers la réduction des déficits, mais au bon rythme ».