Sarkozy accuse Hollande d’être «un poids mort pour la France»

POLITIQUE Le président de l'UMP était dans l'Hérault pour soutenir la tête de liste de la droite pour les régionales...

M.C. avec AFP

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Nicolas Sarkozy en meeting en Seine-Saint-Denis le 11 mai 2015.
Nicolas Sarkozy en meeting en Seine-Saint-Denis le 11 mai 2015. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

«En 2017, il y a un poids mort pour la France qui appartiendra au passé.» En meeting dans l'Hérault samedi soir, Nicolas Sarkozy s'en est pris ouvertement à François Hollande, «le président "Moi je"», sans oublier d'égratigner au passage Najat Vallaud-Belkacem et Manuel Valls. 

«La situation est extrêmement préoccupante. On savait qu'avec "Moi je", ça ne serait pas terrible. Ça dépasse toutes nos espérances», a lancé le président de l'UMP devant quelque 2.000 personnes à Saint-Georges-d'Orques, quelques instants avant d'aller assister au Stade de la Mosson au sacre du PSG en Ligue 1.

«En 2015, il a pris de l'expérience : il ne nous promet pas l'inversion de la courbe du chômage cette année, mais pour l'année prochaine. Il y a une chose qu'il n'a pas compris, "Moi je": le chômage, après le matraquage fiscal, il en est directement responsable, a poursuivi l'ex-président de la République.

«Il va fêter son 3e anniversaire dans les Caraïbes»

«Aucun pays n'a connu un choc fiscal de la violence de celui imposé aux ménages et à nos entreprises. Ce n'est pas une question de spécialiste ou d'amateur, de droite ou de gauche, de riche ou de pauvre, c'est du bon sens: quand on est en Europe et que le marché premier c'est l'Europe, avec un tel matraquage, comment voulez-vous que nos entreprises participent à l'économie européenne?», a-t-il encore lancé.

«J'accuse le gouvernement socialiste d'être directement responsable de l'augmentation invraisemblable du nombre de chômeurs. (...) Et maintenant il fait quoi, "Moi je"? Il regarde, il va fêter son 3e anniversaire dans les Caraïbes, et il va saluer, sic, le "dernier grand personnage", Fidel Castro,» a encore ajouté le président de l'UMP, venu apporter son soutien à Dominique Reynié, tête de liste de la droite pour les régionales en Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées.

Manuel Valls «n'est pas presque stupide»

Nicolas Sarkozy, qui a également multiplié les critiques à l'encontre de la réforme «invraisemblable» du collège de Najat Vallaud-Belkacem, a aussi égratigné le premier secrétaire du PS, qui l'avait accusé d'être «légèrement xénophobe» en raison justement de ses attaques visant notamment la ministre de l'Education nationale.

«Un responsable de gauche dont j'ai oublié le nom, que je ne connais même pas, a dit que j'étais "presque xénophobe". Je ne vois pas comment on peut être presque xénophobe. C'est stupide. (...) En tout cas, lui, il n'est pas presque stupide», a conclu Nicolas Sarkozy.