Bouches-du-Rhône: Le maire UMP qui veut interdire l'islam hospitalisé d'office

POLEMIQUE Il comptait «supprimer la loi de 1905» et proclamer «que la République favorise la pratique de la foi chrétienne»...

M.P. avec AFP

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Robert Chardon a profité du hashtag ouvert par Nicolas Sarkozy sur Twitter pour accueillir les questions des Français, pour livrer le fond de sa pensée sur la religion musulmane
Robert Chardon a profité du hashtag ouvert par Nicolas Sarkozy sur Twitter pour accueillir les questions des Français, pour livrer le fond de sa pensée sur la religion musulmane — Capture d'écran / Twitter

Robert Chardon, le maire UMP de Venelles qui a demandé de manière obsessionnelle l’interdiction de l’islam en France, a été hospitalisé d’office. Cette demande d’hospitalisation a été formulée par « un tiers compte tenu de l’incohérence de ses propos », a-t-on précisé de source proche du dossier.

Depuis jeudi, l’élu de cette commune de 8.000 habitants proche d’Aix-en-Provence n’a cessé de demander d’interdire « le culte musulman » en France. Pour lui, « celui qui pratique (doit être) immédiatement reconduit à la frontière », a-t-il répondu à un utilisateur de Twitter qui l’interpellait. L’élu appelle également à modifier la Constitution pour atteindre son objectif : « Je supprime la loi de 1905 et proclame que la République favorise la pratique de la foi chrétienne. »

L’élu UMP est allé jusqu’à « troller » l’opération de communication de Nicolas Sarkozy ce vendredi sur Twitter. Interpellé sur ce sujet par un internaute, Nicolas Sarkozy a répondu : « Je condamne cette proposition même si la laïcité c’est aussi fixer des limites. Droit et limites, cela va ensemble. » En parallèle, l’UMP a lancé une procédure ce vendredi pour exclure le maire du mouvement.

« C’est bien moi qui suis l’auteur » de ces tweets, avait auparavant reconnu auprès de l’AFP le maire de Venelles, qui suit actuellement un traitement pour un cancer. « Je compte aller plus loin et me présenter aux régionales et à la présidentielle », avait-il assuré avant qu’un tiers ne le fasse hospitaliser d’office, annonçant même son intention de se présenter à la primaire de l’UMP « si je reste dans le parti ». « Je risque d’être exclu », avait-il reconnu et « dans ce cas, je vais créer un nouveau parti ».