L'Assemblée nationale adopte le projet de loi sur le renseignement

SECURITE Malgré toutes les critiques qui ont émané des associations...

20 Minutes avec AFP

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Assemblée nationale, le 13 avril 2015. Rares étaient les députés présents lors de l'examen du projet de loi sur le renseignement.
Assemblée nationale, le 13 avril 2015. Rares étaient les députés présents lors de l'examen du projet de loi sur le renseignement. — WITT/SIPA

Le projet de loi sur le renseignement a été adopté mardi en première lecture par une très large majorité, 483 voix contre 86. Ce projet, très critiquée par des associations pour son intrusion dans la vie privée, a fait l'objet finalemenent  d'un large consensus.

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Le texte, qui sera débattu fin mai au Sénat, définit les missions des services de renseignement (de la prévention du terrorisme à l'espionnage économique) ainsi que le régime d'autorisation et de contrôle des techniques d'espionnage (écoutes, pose de caméras ou de logiciel-espion, accès aux données de connexion, etc.).

«Je veux me féliciter d'une très large majorité en faveur du texte sur le renseignement, qui préserve nos libertés fondamentales, mais qui encadre l'activité de nos services de renseignement et leur donne davantage de moyens pour qu'ils soient le plus efficaces possibles face à la menace terroriste, mais aussi dans la lutte contre la grande criminalité ou contre l'espionnage économique», a réagi le Premier ministre dans les couloirs.

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Le projet de loi va «poursuivre son chemin au Sénat

Pour Manuel Valls, «l'Assemblée nationale, dans sa très grande responsabilité, a considéré qu'il fallait se rassembler pour ce texte utile, efficace et attendu par les Français», et ce, «malgré les polémiques parfois inutiles, les accusations insupportables quand il s'agissait de mettre en cause les aspects liberticides de ce texte, ou les pressions encore hier envers les parlementaires».

Le projet de loi va «poursuivre son chemin au Sénat et j'espère qu'il pourra être adopté avant l'été pour être rapidement mis en oeuvre», a poursuivi le chef du gouvernement, soulignant que la France n'avait pas légiféré sur le renseignement depuis 1991 et se dotait «enfin d'une législation à la hauteur de ce que nous sommes: une grande démocratie et un Etat de droit capable de faire face aux menaces mettant en cause nos libertés fondamentales».