INA: Le rapport qui a fait chuter sa présidente Agnès Saal

POLEMIQUE La présidente de l’Institut national de l’audiovisuel a dépensé pour 40.915 euros de taxis en dix mois…

F.P.

— 

La PDG de l'INA, Agnès Saal, le 31 juillet 2014 au siège de l'INA, à Bry-sur-Marne
La PDG de l'INA, Agnès Saal, le 31 juillet 2014 au siège de l'INA, à Bry-sur-Marne — Dominique Faget AFP

Quelques heures après la démission d’Agnès Saal, la présidente de l’Institut national de l’audiovisuel (Ina), sous la pression de la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, le magazine Challenges publie le rapport qui l’a fait chuter. Dans ce rapport, rédigé à dans l’optique de préparation du prochain conseil d’administration de l’Ina, plusieurs salariés signalent «un grave dysfonctionnement au sein de cette entreprise » et communiquent «des éléments pouvant relever d’abus de biens sociaux».

Un épais dossier de 68 pages

Ces éléments sont énumérés dans un épais dossier de 68 pages. Y figurent notamment  figurent notamment les 40.915, 61 euros dépensés en taxi par la PDG de l’Ina en dix mois d’exercice. Sur cette période, l’Ina a réglé aux frais du contribuable 266 courses pour 7.840,66 euros les week-ends et jours fériés au nom d’Agnès Saal, précise Challenges.

Le fils a aussi profité du code taxi de sa mère, puisque l’Ina lui a payé 204 courses pour un montant de 7.600 euros.

Des courses de taxis bizarres

Le rapport relève d’autres bizarreries. Comme ces courses de taxis «dont les dates et les horaires se déroulent au même moment, alors que la personne prise en charge est la même et que les lieux de prise en charge et de destinations différent».

Challenges évoque aussi les temps d’attente qu’Agnès Saal demandait aux chauffeurs de taxis. Le 3 juillet, un taxi a ainsi attendu de 17h30 à 21h24 avant de prendre en charge sa cliente pour un montant de 253 euros.