Martin Hirsch rentre dans le rang

Pierre Koetschet

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Pour réduire le déficit persistant de l'assurance maladie, Nicolas Sarkozy a prévu une franchise sur les remboursements des soins, qui est loin de faire l'unanimité, y compris au sein du gouvernement, comme le montrent les réserves de Martin Hirsch.
Pour réduire le déficit persistant de l'assurance maladie, Nicolas Sarkozy a prévu une franchise sur les remboursements des soins, qui est loin de faire l'unanimité, y compris au sein du gouvernement, comme le montrent les réserves de Martin Hirsch. — Stéphane De Sakutin AFP/Archives

Ainsi, il n’y avait pas de désaccord, un simple malentendu. Mardi, Martin Hirsch a affirmé être «rassuré» par les modalités d’instauration de franchises sur les remboursements de soins. Explication: le nouveau Haut commissaire aux solidarités actives a reçu l'assurance que les «personnes en difficulté» seront prises en compte.

Lundi, il était beaucoup plus dubitatif sur la promesse électorale du candidat Sarkozy. Il avait jugé que les franchises sur les soins n'étaient «pas une bonne mesure» et qu'il «ne l'approuverait pas» le cas échéant.

Explication de texte

Dans l’après-midi, explication de texte par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot qui lui précise que la franchise «serait accompagnée des exonérations nécessaires pour tenir pleinement compte des situations sociales très dégradées». Dans la foulée, communiqué de presse du ministère: Roselyne Bachelot «lui a précisé que la franchise annoncée par le gouvernement devait être entendue comme un facteur de responsabilisation des assurés qui, conformément aux engagements de Nicolas Sarkozy, serait accompagné des exonérations nécessaires pour tenir pleinement compte des situations sociales très dégradées.»

Mardi donc, Martin Hirsch rentre dans le rang et se dit rassuré. «J'ai rappelé lundi la position que j'ai eue ces derniers mois sur la franchise et les interrogations par rapport à la question de la pauvreté», explique-t-il. «Le fait qu'il ait été précisé que la situation des personnes en difficulté serait regardée sous un angle spécifique répond à cette interrogation».

A votre avis, est-ce le premier couac du gouvernement d’ouverture, une opération concertée pour illustrer la diversité d’un gouvernement au travail ou un sain débat d’idées?