Les demandes de visa des interprètes afghans de l'armée française examinées avant l’été

INTERNATIONAL Le ministre des Affaires étrangères s'est engagé à donner suite aux demandes de visa dans un délai de deux mois...

L.C. avec AFP

— 

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, au siège des Nations unies à New York, en mars 2015.
Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, au siège des Nations unies à New York, en mars 2015. — UN Photo/Rick Bajornas/SIPA

Les civils afghans ayant travaillé pour l'armée française et s'estimant désormais menacés dans leur pays vont-ils obtenir un visa? Ils auront la réponse avant l'été, a promis ce mardi le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, qui a déclaré que les demandes seraient examinées dans un délai de deux mois.

Les demandes rejetées seront réexaminées sur demande

«La France a des devoirs envers ses personnels; elle ne s'y dérobera pas. Si le fait d'avoir travaillé avec la France ne peut ouvrir un droit absolu à s'y installer, la réalité du risque encouru doit évidemment être prise en compte», a déclaré le ministre.

«Les demandes en attente seront traitées dans un délai de deux mois. Les dossiers ayant donné lieu à un refus feront l'objet d'un réexamen dans le même délai, sur simple demande des intéressés», a-t-il ajouté dans un communiqué.

700 civils afghans de 2002 à 2014

700 civils, pour la plupart afghans, ont travaillé avec les forces françaises présentes en Afghanistan de 2002 à 2014. «Une commission a été mise en place pour étudier leurs demandes d'installation en France: 258 dossiers ont été déposés. À ce jour, 73 demandes de visa ont été acceptées, concernant 179 personnes», rappelle le ministre.

Début mars, une vingtaine de ces anciens interprètes avaient manifesté à Kaboul pour demander des visas et la «protection» de la France. La semaine dernière, deux députés avaient écrit au Premier ministre, Manuel Valls, pour demander l'examen ou le réexamen de toutes les demandes de visa. Une lettre ouverte avait également été envoyée au président de la République François Hollande par plusieurs avocats de civils afghans.