VIDEO. 5 points essentiels du passage de François Hollande sur Canal+

POLITIQUE Le chef de l'Etat avait choisi l'émission «Le Supplément» pour ses trois ans de mandat...

T.L.G.
— 
Le président François Hollande interrogé par Maitena Biraben dans l'émission Le Supplément sur Canal +, le 19 avril 2015 à Paris
Le président François Hollande interrogé par Maitena Biraben dans l'émission Le Supplément sur Canal +, le 19 avril 2015 à Paris — PHILIPPE WOJAZER POOL

François Hollande avait choisi Canal+, ce dimanche midi, pour célébrer ses trois ans de mandat. Le chef de l’Etat était l’invité du «Supplément» de Maïtena Biraben. A l’ouverture de cette émission d’info-divertissement, mêlant reportages, interviews et chroniques humoristiques, le président a pourtant dû commenter, d’un ton grave, le naufrage d’un chalutier chargé de migrants en Méditerranée, qui pourrait avoir fait 700 morts.

>> Relire l'intervention de François Hollande à Canal+ en direct

Les passeurs sont des «terroristes car ils savent parfaitement que ces bateaux sont pourris», a-t-il condamné, avant de réclamer «le renforcement du nombre de bateaux» de l'opération européenne de surveillance Triton. Par la suite, François Hollande a abordé pendant deux heures les réformes déjà entreprises et fait de (rares) annonces.

 

 

Le chômage, encore et toujours

«Je ne veux rien lâcher». François Hollande a fait, une fois encore, du chômage sa priorité. «Cinq ans, c'est le mandat qui m'a été confié, je me battrai pendant les deux années qui me restent pour atteindre l'objectif que j'ai fixé, la baisse du chômage», sans «baisser à aucun moment la garde». Défendant bec et ongles son pacte de responsabilité, le chef de l’Etat a indiqué qu’une «évaluation » serait faite à la fin de l'année. «Chacun doit prendre ses responsabilités, je les ai prises, les partenaires sociaux les ont prises, les entreprises doivent les prendre».

Prime d'activité, compte personnel formation

Le président a évoqué un élargissement de la prime d’activité pour un coût évalué à 4 milliards d’euros. Elle concernera «toutes les personnes qui sont dans ce qu'on appelle les petits boulots, l'intérim, le temps partiel, pour leur donner un avantage supplémentaire, pour que ça puisse être avantageux de continuer à travailler». Le RSA activité, «ceux de moins de 25 ans ne pouvaient pas y avoir droit. Or, précisément, les plus précaires sont souvent les jeunes (...) Ceux-là pour les valoriser, les favoriser, ils vont avoir cette prime d'activité».

 

 

Le chef de l’Etat a ajouté que les employeurs des toutes petites entreprises ne paieront plus de charges s’ils embauchent un apprenti mineur, à partir de la rentrée prochaine. François Hollande a également défendu le compte personnel de formation, annoncé après la défaite aux départementales, estimant qu’elle serait «la grande réforme sociale» de son mandat.

Loi sur le renseignement: saisie du Conseil constitutionnel

François Hollande a tenu à rassurer sur le projet de loi sur le renseignement, alors que certains dénoncent la mise en place d'une surveillance généralisée. «Cette loi ne remet en aucune façon en cause les libertés». Le président a d’ailleurs indiqué qu'il saisirait lui-même le Conseil constitutionnel à l'issue de l'adoption parlementaire pour apporter la «garantie» que le texte est bien «conforme» à la Constitution.

Front National

Le chef de l’Etat a longuement abordé le Front National, après un reportage sur des électeurs frontistes du nord de la France. «Le vote révèle une réalité, celle de l'exaspération. Mais les propositions du FN doivent être combattues».

 

 

François Hollande a dénoncé la «mystification» de la présidente du parti. «Madame Le Pen parle comme un tract du Parti communiste des années 1970. En pensant qu'on peut fermer les frontières, qu'on peut nationaliser les industries, qu'on peut sortir un certain nombre de capitaux de notre pays sans risque (...) sauf que le Parti communiste il ne demandait pas qu'on chasse les étrangers, qu'on fasse la chasse aux pauvres». Le FN, «Ce n'est pas un parti républicain, c'est un parti dans la République. Ce n'est pas la même chose», a encore souligné le chef de l'Etat.

La campagne de 2017

François Hollande a assuré qu’il agirait jusqu’aux «dernières minutes»  de son quinquennat avec la même «intensité».  «Je ne veux rien lâcher. Et ce n'est pas parce qu'il y aura une campagne -il y aura de toute façon une campagne, nous verrons si j'y serai-, mais de toute manière je travaillerai».