«Sarkozy n'aime pas les gens», selon Manuel Valls

DUEL Dans «Conversation secrète», diffusée mercredi sur Canal +, le Premier ministre s'est encore lâché sur l'ancien Président...

D.B.

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Manuel Valls et Nicolas Sarkozy.
Manuel Valls et Nicolas Sarkozy. — Montage photo 20 Minutes / AFP

La joute médiatique continue entre Manuel Valls et Nicolas Sarkozy. Invité de l'émission Conversation secrète de Michel Denisot, diffusée mercredi sur Canal +, le Premier ministre a joué à l'un de ses jeux fétiches: railler Nicolas Sarkozy.

Revenant sur les réflexions de l'ancien président en août 2007 au sujet de François Fillon - «Le Premier ministre est un collaborateur. Le patron, c'est moi» -, Manuel Valls n'a pas mâché ses mots: «C'était une erreur, une erreur d'interprétation sur ce que sont les institutions et c'était méprisant à l'égard d'un homme. Mais c'est Nicolas Sarkozy, vous savez, il n'aime pas les gens.». Et d'insister: «Il n'aime pas les gens, non, je crois qu'il n'aime pas les gens.»

Repris par Michel Denisot qui soulignait l'âpreté de son jugement, le Premier ministre ne s'est pas démonté: «Surtout, il (Nicolas Sarkozy) est en permanence, ce qui n'est pas le cas de François Hollande, dans un esprit de revanche. Et la revanche sur les autres, les adversaires politiques, mais surtout les Français, elle est toujours mauvaise conseillère», critique encore le Manuel Valls.

Manuel Valls - Nicolas Sarkozy: Le jeu des sept ressemblances

Ses bonnes relations avec Hollande mises en exergue

Pour se démarquer encore de Nicolas Sarkozy à qui les médias le comparent souvent, Manuel Valls a insisté sur la qualité de son tandem avec François Hollande. «Moi je ferai tout, je serai d'une loyauté absolue, pour l'aider et le soutenir», a-t-il affirmé. Et alors que son ambition pour l'Elysée n'est pas un scoop, le Premier ministre déclare qu'une nouvelle candidature de François Hollande, est «non seulement naturelle», mais «nécessaire». «Je sais qu'il est le président de la République, c'est lui qui a été élu et je sais que cela doit bien fonctionner (...) On ne peut pas se permettre que ça ne fonctionne pas»,  a-t-il déclaré.