Dix secrets de la vie de Manuel Valls

POLITIQUE Le Premier ministre se livre à une conversation intime dans un documentaire diffusé sur Canal+ ce mercredi soir…

Anne-Laëtitia Béraud

— 

Manuel Valls et Anne Gravoin à Matignon, le 8 avril 2015.
Manuel Valls et Anne Gravoin à Matignon, le 8 avril 2015. — NIVIERE/SIPA

Manuel Valls est à la fête cette semaine à la télé. Après un documentaire diffusé lundi sur France 3, un portrait intime est diffusé ce mercredi soir sur Canal+*. Conversant avec le présentateur Michel Denisot, Manuel Valls traverse des lieux marquants de sa vie privée et politique, de l’appartement familial à Matignon en passant par Evry 5essonne). Une promenade politico-people où Manuel Valls se livre sur sa vie et sa fonction. 20 Minutes vous liste 10 secrets sur Manuel Valls.

La banlieue, au départ ce n’était pas gagné

Enfant du Marais (à Paris), Manuel Valls s’est engagé à 17 ans avant de gravir tous les échelons de la politique. Il s’est d’abord installé à Argenteuil puis à Evry, ville dont il a été maire de 2001 à 2012. «Evry a été un parachutage, reconnaît-il. J’ai appris à aimer la banlieue. Parfois c’est dur, c’est un univers avec beaucoup de béton même si on y a mis du vert.»

Manuel Valls le 26 janvier 2015 à Matignon- Bertrand Guay AFP
 

L'ancien enfant de choeur ne pratique plus la religion

Dans la cathédrale d’Evry, l'ancien enfant de choeur aujourd'hui agnostique estime que le «rite a fini par [l]'ennuyer». Cependant, il confie: «Je reste passionné par une religion sans Eglise, y compris par la figure du Christ et par les évangiles.»

«Les blancs, les white, les blancos»

Retour sur une petite phrase pour laquelle il a été critiqué: En juin 2009, Manuel avait demandé en riant qu'on rajoute «quelques blancs, quelques white, quelques blancos» dans une brocante d'Evry. Six ans plus tard, pas de rétropédalage en vue: «Il ne faut jamais regretter ses propos», dit-il. Et d'expliquer que cette interview se déroulait au beau milieu d’une brocante «misérable, faite uniquement pour des gens pauvres, tout contre le mélange et la mixité (…) Je ne voulais pas d’une ville ghetto».

Non, il n’est pas autoritaire

«Vous êtes autoritaire?», questionne Michel Denisot. «Non, je veux exercer l’autorité. (…) Je n’aime pas de l’autoritarisme pour de l’autoritarisme, mais incarner une autorité tranquillement, avec détermination, oui ça j’aime».

Manuel Valls à l'hôtel Matignon à Paris, le 29 mars 2015 - Jacques Demarthon AFP
 

La gauche et «son plaisir à excommunier les gens»

La majorité lui donne du fil à retordre, les députés socialistes «frondeurs» lui font recourir au passage en force du 49-3? «Il y a toujours eu dans la gauche française l’idée d’excommunier», balance Manuel Valls. Avant d’évoquer les divisions dans la gauche au pouvoir: «Elle ne réfléchit pas suffisamment à l’exercice du pouvoir (…) La gauche sera totalement réconciliée avec elle-même et la France quand elle aura gouverné pendant dix ans».

Un sens de l’humour grâce à France Inter

Manuel Valls confie qu’il a moins d’humour que François Hollande, mais il «aime rire». Un humour formé grâce aux émissions phares de France inter «Le tribunal des flagrants délires» et «L'Oreille en coin». Au rayon des humoristes, l’homme apprécie Laurent Gerra.

Manuel Valls, le 11 avril 2014 à Matignon - Fred Dufour AFP

 

Les pâtes de sa mère

Lors d’une séquence dans l’appartement familial donnant face à Notre-Dame, on plonge dans l’intimité familiale. Manuel Valls se souvient des soirées «avec des amis presque tous les soirs», notamment avec des intellectuels parmi lesquels l'artiste William Klein et l’actrice Simone Signoret. «Ma famille est intellectuelle mais on a vécu très modestement, souligne Manuel Valls, mais heureusement ma mère cuisinait bien les pâtes». Une mère qui a «consacré une grande partie de sa vie à sauver Giovanna», sœur de Manuel Valls et ancienne toxicomane.

Le Premier ministre Manuel Valls et la ministre de la Santé, Marisol Touraine, à l'Hôtel Matignon, le 19 mars 2015 - Kenzo Tribouillard AFP
 

Son bureau est celui de Léon Blum 

Le documentaire s’attache aussi aux lieux et aux objets de Manuel Valls à Matignon. Son bureau est un symbole: Il était utilisé par Léon Blum, président socialiste du conseil des ministres socialiste durant le Front populaire. Et tout au fond du parc de Matignon, se trouve une salle de sport où il va courir. Et il lui arrive de temps en temps de fumer le cigare durant l’après-midi

Sa nomination par François Hollande

Manuel Valls martèle sa «loyauté» à François Hollande. Et revient sur l'épisode de sa nomination à Matignon: «François Hollande ne m’a pas dit formellement que j’étais nommé Premier ministre. (…) Il avait du mal à se séparer de Jean-Marc Ayrault avec qui il avait une relation humaine de très grande qualité. A un moment, il me dit: "bon, ça y est, c’est fait", et j’ai compris que j’étais Premier ministre».

Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls lors de la passation de pouvoir le 1er avril 2014 à Matignon à Paris - Lionel Bonaventure AFP
 

Sa relation avec le chef de l’Etat

Dans son bureau à Matignon, Manuel Valls parle de l'exercice du pouvoir: «C’est une expérience qui vous marque mais donne de l’énergie», avant de déclarer un peu plus tard: «J’espère que François Hollande est heureux. Moi j’accomplis mon parcours, mon destin, étape après étape»... 

Bonus: Interrogé en début de «conversation» sur le match  le PSG et le FC Barcelone de ce mercredi soir, Manuel Valls livre: «Mon cœur est à Barcelone». Avant de lâcher son premier potin : «L’hymne du Barcelone a été écrit par un cousin de mon père qui s’appelait Manuel Valls». 

*«Conversation secrète» avec Manuel Valls, mercredi à 22h50 sur Canal+.