Nicolas Sarkozy promet de redécouper les cantons

POLITIQUE Et met en garde contere les divisions pour les prochaines régionales...

M.P. avec AFP

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Le président de l'UMP et ancien président de la République Nicolas Sarkozy à Perpignan, le 26 mars 2015
Le président de l'UMP et ancien président de la République Nicolas Sarkozy à Perpignan, le 26 mars 2015 — Raymond Roig AFP

Les électeurs pourraient finir par s'y perdre... Le président de l'UMP Nicolas Sarkozy s'est en effet engagé mercredi à redécouper les cantons, en recevant au siège de son parti à Paris les élus départementaux désignés fin mars.

Prenant la parole devant plusieurs centaines de responsables, l'ex-chef de l'Etat a lancé: «C'est un engagement: nous ne conserverons pas le scandaleux découpage électoral des cantons». Et d'accuser, à propos du redécoupage mis en place par la gauche: «Jamais un gouvernement ne s'était livré à un tel charcutage malhonnête.»

«Qu'il l'entende bien là-bas»

Les élections départementales ont concerné quelque 2.054 cantons, nombre divisé par deux pour éviter une inflation des élus, chaque canton élisant désormais un tandem homme-femme.

Nicolas Sarkozy a de nouveau exprimé, comme il l'avait fait au soir des deux tours, sa conviction d'une alternance inexorable. Mais il l'a fait en lançant un avertissement à celui qui lui a succédé à l'Elysée: «L'alternance est en marche, mais qu'il l'entende bien là-bas, rien ne l'arrêtera». «Le drame de la division nationale accroît les divisions locales, l'avantage du rassemblement national, c'est qu'il fait pression sur le local», a-t-il dit.

«La stratégie d'union a été plébiscitée»

«Les forces de l'unité emportent tout sur leur passage» mais «les forces de la division aussi», a prévenu le dirigeant d'opposition. «Les divisions ouvrent les vannes de la haine à un niveau invraisemblable, ce n'est plus possible!».

Pour lui, «la stratégie d'union a été plébiscitée» au scrutin départemental. «A nous de veiller à ce que les démons de la division ne se réveillent pas dans la seconde qui suit l'élection.» «Il faudra protéger l'élection régionale de nos divisions», a-t-il encore dit. «Quand ça se bagarre là-haut, c'est dans les cantons qu'on paye l'addition».