Primaire UMP: Le bureau politique doit valider la charte ce mardi

ELECTIONS Les règles ont été définies par un groupe de travail représentant les différents candidats déclarés ou pressentis à la primaire...

C.B.

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Le président de l'UMP Nicolas Sarkozy, le 24 mars 2015 à Asnières.
Le président de l'UMP Nicolas Sarkozy, le 24 mars 2015 à Asnières. — WITT/SIPA

Il y aura bien une primaire à droite. Pour la première fois de leur histoire, les adhérents de l’UMP choisiront directement leur candidat pour la présidentielle de 2017. Pour que l’événement se déroule le mieux possible, un groupe de travail dirigé par Thierry Solère a adopté une charte, qui doit être validée ce mardi par le bureau politique de l'UMP.

Ses responsables sont en effet «chargés d'examiner, de compléter, puis de valider les règles de la primaire», détaille Atlantico. Concrètement, la charte prévoit que la primaire se déroule en deux tours. Le premier aura lieu le dimanche 20 novembre 2016 et, si aucun candidat n’arrive à 50% des votes, un second scrutin sera organisé le dimanche 27 novembre.

L’UDI et le MoDem pourraient participer

La liste des candidats sera rendue publique au plus tard le 21 septembre 2016, date du début de la campagne qui s’achèvera le 18 novembre 2016 à minuit. 8.000 bureaux de vote seront tenus par 40.000 bénévoles dans toute la France. Le parti dirigé par Nicolas Sarkozy souhaite une primaire ouverte: toutes les personnes majeures (au moment de l’élection présidentielle) ayant une carte d’électeur peut glisser son bulletin.

A deux conditions: s’acquitter de deux euros par scrutin et signer une charte de la primaire: «Je partage les valeurs républicaines de la droite et du centre et je m’engage pour l’alternance afin de réussir le redressement de la France.» Puisque l’UMP défend une vision ouverte, l’UDI et même le MoDem pourraient participer à cette primaire.

Pour le moment, un seuil assez élevé de parrainages est défini: 25 parlementaires, au moins 250 élus répartis sur au moins 30 départements, et au moins 2.500 adhérents, à jour de cotisation, répartis sur au moins 15 départements. Une limite qui ne poserait aucun problème à Nicolas Sarkozy ou à Alain Juppé. Mais pas à Nathalie Kosciusko-Morizet ou à Xavier Bertrand.

25 parlementaires à convaincre

«NKM a fait savoir qu'elle jugeait trop élevé le nombre de parrainages de parlementaires demandé pour se présenter à la primaire. Il en faut au moins 25 pour valider une candidature, alors que 13 suffisaient lors de l'élection à la présidence de l'UMP», explique Le Figaro.

«Si vous n'arrivez pas à convaincre 25 parlementaires de votre famille politique que vous êtes un candidat à la présidence de la République, a-t-il estimé, ce sera difficile de convaincre une majorité de Français», a rétorqué Thierry Solère, invité dimanche du Grand rendez-vous i-Télé-Le Monde-Europe 1.