«Même si je voulais partir, on me demanderait de rester», estime Ségolène Royal

POLITIQUE La ministre de l'Ecologie s'affirme indispensable au gouvernement...

V.P.

— 

La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, lors d'une conférence de presse le 3 avril 2015.
La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, lors d'une conférence de presse le 3 avril 2015. — SIPA

La ministre de l'Ecologie est optimiste. Dans une interview donnée ce lundi au journal Sud Ouest, Ségolène Royal ne tarit pas d'éloges sur sa politique au gouvernement et assure qu'elle est indéboulonable, en cas de remaniement après la déroute du Parti socialiste aux départementales.

«Même si je voulais partir, on me demanderait de rester, affirme-t-elle. Car j'arrive à concilier ce qui paraît inconciliable comme sur la question du nucléaire par exemple. Et ça, c'est grâce à mon expérience de 25 ans d'élue de terrain et au fait que je ne m'en laisse jamais compter.»

«Accélérer la transition énergétique»

Au sujet du grand rendez-vous de cette fin d'année à Paris, la Conférence sur le climat, la ministre de l'Ecologie montre le même optimisme: «Il faut faire de cette échéance une opportunité pour la création d'emplois, mobiliser la société civile, étudier comment la France peut tirer parti de l'économie verte, lance-t-elle. Je me sers de cette échéance pour tirer les projets du ministère et accélérer la transition énergétique.»

Dans les faits, le seul projet que la ministre semble sur le point lancer est la poursuite sur un plan national de celui qu'elle avait «porté lorsqu['elle] étai[t] à la tête de la région Poitou-Charentes: un habitant/un arbre. Au niveau national, cela doit représenter 64 millions d'arbres.» Et à part cela? «Je travaille aussi sur les océans avec les Parc naturels marins bien entendu. Sur les villes respirables. Pour les transports propres. Contre les trafics d'espèces protégées…»