Les chambres à gaz, un «détail»: Jean-Marie Le Pen en remet une couche

POLEMIQUE Ces propos lui avaient déjà valu une amende en 1991...

O. G.

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Le président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen a réitéré ses propos sur les chambres à gaz.
Le président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen a réitéré ses propos sur les chambres à gaz. — AFP

Voilà qui ne va pas arranger les relations père/fille dans la famille Le Pen. Alors que Marine Le Pen s'est plusieurs fois opposée aux dires de son père sur les chambres à gaz, «un détail de l'histoire», Jean-Marie Le Pen n'a que faire de sa désapprobation. Interrogé par Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV sur ses propos selon lesquels les chambres à gaz seraient «un détail» de l'Histoire, Jean-Marie Le Pen a enfoncé le clou: «Je maintiens, je crois que c'est la vérité», a-t-il affirmé. Et ce n’est pas la première fois que le président d’honneur du Front national défend ces propos litigieux. Ils lui ont même valu 150.000 euros d’amende.

Marine Le Pen en désaccord

Quelques heures plus tard, Marine Le Pen a à nouveau exprimé son désaccord. Contactée par Europe 1, la patronne du FN a déclaré être «une nouvelle fois en désaccord profond avec Jean-Marie Le Pen, et sur le fond, et sur la forme».

Le FN secoué par une spectaculaire querelle familiale et politique

Il avait déjà défendu ces propos par le passé

En mars 1991, la cour d’appel de Versailles l’avait condamné à payer 183.200 euros d'amende pour avoir banalisé les persécutions nazies à onze associations qui s’étaient portées parties civiles. Autant de dommages et intérêts pour «banalisation de crimes contre l’humanité» et «consentement à l’horrible» lors de sa première sortie sur le sujet: en 1987 sur RTL, Le Pen avait assimilé les chambres à gaz à «un point de détail de l’histoire».

Rebelote en novembre 2011, quand il répond aux questions du journal Bretons. Il s’interrogeait alors: «En quoi cela mériterait-il 150 millions [en ancien franc] d’amende? Est-ce un pays de liberté où une phrase, si contestable soit-elle, et prononcée par un homme public, mérite 150 millions d’amende, et la mise à l’index de l’individu, et de son parti?»