VIDEO. Europe Ecologie-Les Verts: Manuel Valls envisage un remaniement si...

POLITIQUE S'ils se mettent d'accord sur un «pacte» de gouvernement, ce qui paraît bien mal parti...

M.P.

— 

Cécile Duflot et Manuel Valls, le 1er octobre 2013 à l'Assemblée nationale, lorsque l'une était ministre du Logement et l'autre ministre de l'Intérieur.
Cécile Duflot et Manuel Valls, le 1er octobre 2013 à l'Assemblée nationale, lorsque l'une était ministre du Logement et l'autre ministre de l'Intérieur. — LCHAM/SIPA

Manuel Valls a tendu (un peu) la main aux écologistes pour un retour au gouvernement, au lendemain de la défaite des départementales. «J'ai toujours souhaité» que des écologistes participent au gouvernement, a-t-il rappelé ce mardi matin sur BFMTV, expliquant qu'un remaniement pourrait intervenir pour leur faire de la place. Mais si et seulement «s'il y a un pacte entre les socialistes et les écologistes», «s'ils considèrent que c'est possible de gouverner sur la ligne économique qui est la nôtre, sur les réformes en matière de transition énergétique que nous sommes en train de mener et sur la lutte contre les inégalités».

Fin de non-recevoir de Duflot

«On n’entre pas au gouvernement comme ça», a-t-il ajouté. Et d'ailleurs, les écologistes n'ont visiblement pas très envie d'y retourner, du moins une partie d'entre eux. C'est en effet l'arrivée de Manuel Valls à Matignon qui avait provoqué le départ de Cécile Duflot et Pascal Canfin, les deux ministres EELV, du gouvernement. Et jamais il n'a été question pour la direction du parti écologiste d'y revenir. Cécile Duflot, dans un entretien au Monde publié ce mardi, continue de taper sur le chef du gouvernement dont elle doute de la réelle volonté de rassembler.  «Son logiciel est périmé», lance-t-elle.

«Nous avons besoin d’un changement de modèle pour trouver le chemin d’une prospérité sans croissance et d’une refondation démocratique – avec la proportionnelle – pour restaurer la confiance», dit-elle alors que l'exécutif a fait savoir qu'il n'entendait pas changer de cap.

Vers une scission d'EELV et la création d'un nouveau parti

Mais cette main tendue ne s'adresse probablement pas à Cécile Duflot, leader d'EELV, ni à Emmanuelle Cosse, la dirigeante du parti, qui préfèrent toutes les deux regarder du côté de Jean-Luc Mélenchon.
 
En revanche, du côté des parlementaires Europe Ecologie-Les Verts, comme Jean-Vincent Placé, François de Rugy ou Barbara Pompili, les propos du Premier ministre sont bien reçus. D'après certains observateurs, une scission du parti écolo pourrait avoir lieu autour de cette question d'une participation au gouvernement.