Départementales: Non, la Lozère n’a pas basculé à gauche

FAIL La victoire annoncée de la gauche dans le département n’est plus du tout sûre...

N.Beu.

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Illustration urne et enveloppes. Vote.
Illustration urne et enveloppes. Vote. — ALEXANDRE GELEBART / 20 MINUTES

Ces élections départementales seront un long chemin de croix jusqu’au bout pour la majorité. Alors que la victoire du PS en Lozère était annoncée dimanche, Midi Libre indique ce lundi, au lendemain du second tour, qu’il n’en est rien ou presque.

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En l’état actuel des choses, la gauche et la droite se sont imposés en réalité dans six cantons chacun. Tout tient donc désormais au choix d’un binôme qui s’est présenté sans étiquette dans le treizième canton, selon le quotidien. Si la victoire des socialistes avait été annoncée dimanche, c’est que dans ce canton (celui de la commune de Chirac!), l’UMP Pierre Morel-A-L'Huissier s’est incliné face à Henri Boyer, maire de Chirac (réélu en 2014 sous l'étiquette divers gauche), et sa colistière Sophie Malige. Un duo qui s’est toujours dit «ni de droite ni de gauche» pendant la campagne, mais que le ministère de l’Intérieur a tout de même classé «divers gauche».

Et à la fin, c'est l'UMP qui gagne?

Seulement, ce lundi, rien n’indique que le binôme va pencher d’un côté ou de l’autre. S’il s’est rendu à 12h30 à la réunion des élus de gauche pour trouver un consensus, il en est sorti trente minutes plus tard sans avoir pris de décision. Pire, il a même donné l’impression d’avoir encore pris de la hauteur par rapport aux deux camps politiques. «Je me déterminerai quand ils se seront mis d'accord. Pour l'heure, je ne sais pas vers qui je me rallierai. Le président Pourquier [UMP] m'a appelé. On va voir», a ainsi déclaré Henri Boyer.

Selon Midi Libre, la gauche est en fait divisée en deux clans: celui d’Alain Bertrand, favorable à une majorité de large ouverture, et celui de Sophie Pantel, vice-présidente du conseil régional et élue dimanche sur le canton du Valdonnez. Une bataille qui pourrait finalement profiter à l’UMP Jean-Paul Pourquier, qui n’a pas vraiment envie de quitter son bureau du conseil général.