Départementales: Les points chauds à suivre ce dimanche

ÉLECTIONS Passage en revue des départements où se joueront des duels serrés et des triangulaires à suspense ce dimanche…

Anne-Laëtitia Béraud

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Illustration du vote pour les départementales 2015 en Isère.
Illustration du vote pour les départementales 2015 en Isère. — ALLILI MOURAD/SIPA

Champagne ou soupe à la grimace au programme de ce dimanche, au second tour des élections départementales. Alors que la droite et le centre sont arrivés en tête au premier tour, le scrutin s’annonce laborieux pour la gauche, qui, divisée, s’attend à voir plusieurs dizaines de départements lui échapper. Quant au Front national, il espère gagner un à deux départements, ce qui serait une première. Tour de France des points chauds à suivre ce dimanche, par 20 Minutes…

L'Aisne

Département dirigé par la gauche depuis 1998, l’Aisne pourrait être remporté, pour la première fois, par le Front national. Au premier tour, le parti a recueilli 38,7% des voix et gagné l’un des 21 cantons. Il lui en faudrait dix supplémentaires pour remporter ce territoire. Un autre scénario est l’égalité absolue entre la droite, la gauche et le FN, remportant sept cantons chacun. Cette situation rendrait l’exercice de ce département presque ingérable.

L’Allier

Seul département dirigé par les communistes avec le Val-de-Marne, l’Allier pourrait, sur le fil, basculer à droite. Au premier tour, la gauche est arrivée en première position avec 40,11% des voix, mais elle est divisée et talonnée par la droite (38,37%). Quant au FN, qui a recueilli 21,52%, ses voix pourraient faire basculer le scrutin.

Lire: Les 5 enseignements du premier tour

La Corrèze

Jusqu’en 2008, la droite dirigeait ce département, avant que François Hollande ne le ravisse de peu. En 2015, celle-ci pourrait reprendre la présidence au socialiste Gérard Bonnet, conseiller général sortant en ballottage. L’UMP et l’union de la droite totalisent 45,11% des voix au premier tour. Quant au FN, il n’est pas en capacité de gagner un canton.

L’Essonne

Fief du Premier ministre Manuel Valls, la gauche est en péril dans ce territoire qu’elle a conquis en 2008. Au premier tour, la droite est arrivée en tête dans 9 cantons sur 21. Le président PS sortant du conseil général, Jérôme Guedj, est en ballottage. Il pourrait laisser sa place à l’ex-ministre UMP Georges Tron, renvoyé aux assises pour une affaire de viol.

Le Nord

Les socialistes, qui tenaient ce bastion depuis 1998, ont été balayés au premier tour des départementales. Ils restent en lice dans 14 cantons, quand l’alliance UMP-UDI est présente au second tour dans 28 cantons, et le FN dans 37 cantons. Le report attendu des voix de gauche à l’UMP-UDI devrait lui assurer la victoire.

Le Vaucluse

Avec l’Aisne, Marine Le Pen espère gagner ce territoire, aujourd’hui dirigé par la gauche. Au premier tour, le FN a remporté un canton et totalisé 37,40% des suffrages, sans compter les 3,66% obtenus par la formation d’extrême droite «Ligue du sud». Scrutin très disputé, les reports de voix ou une participation plus importante pourrait inverser les rapports de force, l’UMP jouant le rôle d’arbitre.

Bonus : Parmi les autres départements à surveiller, figurent les Bouches du Rhône, que la gauche devrait perdre, tout comme l’Isère et les Pyrénées-Orientales, où le PS, les écologistes et le Front de gauche sont divisés.