Départementales: La droite pourrait reprendre au moins 15 départements à la gauche

POLITIQUE De son côté, la gauche devrait conserver une vingtaine de départements…

Vincent Vantighem

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Le président de l'UMP Nicolas Sarkozy prononce un discours après l'annonce des premiers résultats du premier tour des élections départementales, le 22 mars 2015 au siège de l'UMP à Paris
Le président de l'UMP Nicolas Sarkozy prononce un discours après l'annonce des premiers résultats du premier tour des élections départementales, le 22 mars 2015 au siège de l'UMP à Paris — Dominique Faget AFP

Dans les états-majors, chacun scrute les résultats et sort sa calculette. Selon l’Agence France Presse, la droite est bien placée pour prendre à la gauche dimanche prochain au minimum une quinzaine de départements, tandis que le FN a ses chances dans quatre autres.

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Au vu des résultats publiés par le ministère de l'Intérieur, la droite devrait gagner aux dépens de la gauche, au second tour, les départements suivants: Nord, Seine-et-Marne, Pyrénées-Atlantiques, Indre-et-Loire, Ille-et-Vilaine, Territoire de Belfort, Cher, Pyrénées-Orientales, Jura, Lot-et-Garonne, Doubs, Vosges, Eure, Ain.

Le FN pourrait en gagner quatre

La droite apparaît en outre largement en mesure de conserver la quarantaine de départements qu'elle détient déjà, sans concéder aucune perte. Le FN peut ambitionner de remporter la majorité des sièges dans le Vaucluse (où il devrait s'allier à la Ligue du sud au second tour), le Gard, l'Aisne, l'Oise et même le Pas-de-Calais.

Analyse: Un score décevant pour le FN, vraiment?

La gauche devrait garder une vingtaine de départements au moins. Devraient rester dans son giron, entre autres, l'Ardèche, la Dordogne, l'Hérault, la Gironde. La gauche est aussi bien placée pour conserver la Seine-Saint-Denis, l'un de ses bastions.

Une dizaine de départements au sort incertain

Le sort d'une dizaine de départements s'annonce très incertain. Citons la Corrèze, département d'élection de François Hollande, l'Essonne, département de Manuel Valls, les Deux-Sèvres, ex-fief de Ségolène Royal, la Seine-Maritime de Laurent Fabius, pourtant solidement ancrée à gauche depuis des dizaines d'années, le Val-de-Marne et l'Allier, seuls départements encore détenus par le PCF, la Saône-et-Loire, la Charente, le Finistère, le Tarn et la Loire-Atlantique.