Départementales: Les écologistes en quête d'une stratégie pour le second tour

POLITIQUE Plusieurs ténors du parti appellent au rassemblement derrière les candidatures de gauche...

M.C.

— 

La secrétaire nationale d’EELV Emmanuelle Cosse, à Vénissieux le 9 mars 2015.
La secrétaire nationale d’EELV Emmanuelle Cosse, à Vénissieux le 9 mars 2015. — JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

Des résultat illisibles, une stratégie indécise. Europe Ecologie-Les Verts (EELV), qui, selon ses alliances, se retrouve agrégé tantôt aux résultats du Parti socialiste, tantôt à ceux du Front de gauche, peine à s'exprimer d'une seule voix en vue du second tour.

Les écologistes, qui ne se sont présentés que dans 950 des 2.054 cantons, avaient choisi dans «43% des cas» de s'associer avec au moins une composante du Front de gauche. Dans 17% des cas ils sont alliés avec le PS et dans 4% avec le PS et le PCF. Pour ajouter à la cacophonie, CSA range dans le total Front de gauche les binômes Front de gauche-EELV, alors que Ipsos et l'Ifop les comptabilisent parmi les Divers gauche. Dès lors les résultats sont soumis à diverses interprétations.

«Score bidon à 20h. Le PS s'additionne tous ses dissidents plus tous les tandems FDG-EELV.», a ainsi tweeté juste avant les résultats le leader du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon.

«L'opération pipotage du ministère de l'Intérieur sur les 2% de EELV ne dissimule pas que nous sommes à 10% là ou nous étions présents», a lui déclaré David Cormand, secrétaire national d'EELV chargé des élections, sur le réseau social.

Appels au rassemblement

A six jours du second tour, le chef de file des sénateurs écologistes, Jean-Vincent Placé, tentait lui de battre le rassemblement, dénonçant la «stratégie désastreuse, je le dis, de mes propres amis écologistes et de l'extrême gauche et du parti communiste». «C'est un désastre électoral pour les écologistes, il n'y a jamais eu un tel résultat» et «les rares fois où EELV bat le PS on est 3e et 4e donc on est éliminé», a-t-il dit.

«Poursuivre dans la voie de la désunion à gauche, c'est prendre le risque de l'élimination de chacun, quelle que soit la sensibilité», a tweeté le coprésident du groupe écologiste à l'Assemblée nationale François de Rugy.

«J'appelle les écologistes à se rassembler autour des candidatures de gauche qui le voudront bien. Le rassemblement on l'a cherché. On n'a pas toujours réussi à avoir en face de nous des gens qui étaient prêts à le faire et ça ne concerne pas que le PS», a déclaré Emmanuelle Cosse après les premières estimations, tandis que Cécile Duflot plaidait pour une union de circonstance: «Un seul sujet désormais cette semaine: se rassembler pour faire gagner la gauche et les écologistes et battre droite et ext-droite», a tweeté l'ancienne ministre.