Les journaux dissertent sur la retraite de Nicolas Sarkozy

REVUE DE PRESSE Peu de politique, du tourisme et du gotha...

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Nicolas Sarkozy et son fils Louis à bord du yacht qui croise au large de Malte, le 8 mai 2007.
Nicolas Sarkozy et son fils Louis à bord du yacht qui croise au large de Malte, le 8 mai 2007. — REUTERS/Darrin Zammit Lupi

Pendant que Nicolas Sarkozy est à Malte, «Le Parisien» décrit la «drôle de première journée pour le nouveau président élu»: dîner et nuit dans une dans un hôtel prestigieux des Champs Elysées et échappée sur un yacht au milieu de la Méditerranée. «Sarkozy, il est vrai, ne cache pas son goût pour l’argent. Mais au lendemain même d’une élection où les thèmes sociaux ont occupé une large place, tout cela pourrait troubler. A moins que Sarkozy ne veuille imposer un style à la Tony Blair ou à la Silvio Berlusconi. Sans complexes».

«L’image a pu choquer ceux qui avaient retenu du candidat son ode à la France qui se lève tôt, écrit «Libération». Mais le nouveau couple présidentiel était en terrain ami. Le patron du palace (…) a connu Sarkozy à Neuilly en 1981 (…) et est un habitué des footings à La Baule de l’ex-candidat».

Selon le «Dauphiné Libéré», l'image de cette retraite est émouvante. «Touchante, au fond, cette scène furtive d'un président qui arrive et qui s'échappe. Mais qu'on ne soupçonnera pas de s'octroyer prématurément une trêve prolongée du 8 mai. Le seul pont qui attend Nicolas Sarkozy est un rude édifice de cinq ans».

«Il a gagné la présidentielle à droite - contre toutes les stratégies habituelles - et il a réussi à récupérer et à recycler l'électorat de l'extrême-droite. Mission accomplie, proclame «Les Dernières Nouvelles d'Alsace». Le voilà libre, maintenant, de prendre du champs. La clé des champs. Il ne va pas s'en priver et il faut s'attendre à le voir sortir du rôle d'agitateur qu'il a tenu depuis des mois. Des années».

Avant sa prise de fonctions officielle, «Nicolas Sarkozy n’entend participer à aucun événement public, en dehors, peut-être, de la finale de la Coupe de France, samedi prochain», selon «Le Figaro». Pas d’apparition publique le 8 mai, donc, d’un homme «peu pressé de s’afficher avec Chirac».

«En mettant une parenthèse à ses activités politiques, (il) évitera de croiser la route de son prédécesseur du côté des cérémonies obligatoires du 8 mai, écrit «La Nouvelle République du Centre Ouest». C'est officiel: entre Chirac et Sarkozy, l'armistice est donc signée. Les deux hommes se reverront pour la passation de pouvoir du 16 mai et c'en sera fini d'une rivalité vieille de vingt ans.»

«C'est un nouveau Sarkozy qui réapparaîtra dans quelques jours, annonce «L'Indépendant du Midi», le Sarkozy président, celui que personne ne connaît et qui va sans aucun doute nous surprendre. La fonction présidentielle change les hommes. Elle a transformé Mitterrand et Giscard en monarques plus ou moins éclairés. Qu'en sera-t-il de Sarkozy?»