Attentat à Tunis: Manuel Valls a une «pensée émue» pour «les vies arrachées»

TERRORISME Le Premier ministre a réagi à l'attentat du musée du Bardo à Tunis...

20 Minutes avec AFP

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Manuel Valls à Bruxelles, le 18 mars 2015
Manuel Valls à Bruxelles, le 18 mars 2015 — Frederic Sierakowski/ISOP/SIPA

Manuel Valls a fait part mercredi soir de sa «pensée émue» pour les «vies arrachées» dans l'attentat du musée de Tunis, qui rappellent «la gravité du moment».

Une pensée émue

«Je voudrais commencer par avoir pensée émue pour ces vies qui ont été arrachées, une nouvelle fois, dans le musée du Bardo à Tunis», a déclaré le Premier ministre au début de son discours lors du meeting socialiste à Carvin (Pas-de-Calais). «Nous y voyons encore une fois la manifestation terrible du terrorisme, du jihadisme, de l'extrémisme radical», a déploré M. Valls, notant que les «premières victimes du terrorisme» se trouvent «souvent dans le monde arabo-musulman».

Outre une «pensée émue» pour les victimes, Manuel Valls a adressé «une pensée pour la Tunisie et les Tunisiens, ce peuple courageux qui a incarné ce printemps arabe plein d'espérance». «Voilà pour ceux qui l'auraient oubliée, la menace qui pèse sur le monde, qui pèse sur l'Europe, qui pèse sur la France», a-t-il dit.

Sur un ton plus politique, Manuel Valls a fait allusion à ceux qui avaient eu «la volonté de passer à autre chose, de revenir au débat, aux querelles»¨après les attentats de Paris début janvier. «Ces événements nous rappellent malheureusement la gravité du moment», a-t-il souligné.

Dix-sept touristes, dont cinq Japonais, quatre Italiens et un Français, ont péri dans l'attaque perpétrée mercredi à Tunis dans le musée du Bardo, a annoncé le Premier ministre Habib Essid, revoyant à la baisse le bilan précédent.