Buisson conseiller de Mélenchon? «Une pure invention», assure le leader du Front de gauche

POLÉMIQUE Pour lui, il s'agit pour les journalistes de «tâcher de faire des ventes»...

20 Minutes avec AFP

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Jean-Luc Mélenchon sur France 5 le 22 février 2015.
Jean-Luc Mélenchon sur France 5 le 22 février 2015. — Capture d'écran/France 5

Fidèle à sa ligne de conduite depuis 2012, année où ses supposés liens avec Patrick Buisson, ont été révélés, Jean-Luc Mélenchon a démenti ce mercredi être conseillé par le sulfureux  ex-conseiller occulte de Nicolas Sarkozy. Les affirmations sur ce sujet d'Ariane Chemin et Vanessa Schneider, deux journalistes du Monde qui ont consacré un livre à Patrick Buisson, sont une «pure invention», assure-t-il. 

«Pour stimuler la polémique et tâcher de faire des ventes, une histoire est inventée qui fait de moi l'ami personnel de monsieur Buisson et de lui mon confident et conseiller. Pure invention», écrit Jean-Luc Mélenchon dans un billet posté sur son compte Facebook.

«Buisson met sa science des sondages à son service»

Dans leur ouvrage, Le mauvais génie, les journalistes écrivent que Jean-Luc Mélenchon et Patrick Buisson se sont rencontrés à plusieurs reprises, notamment sur des plateaux de télé, et que l'ancien conseiller présidentiel fut l'un de ceux qui a encouragé le responsable politique à quitter le PS en 2008.

Selon ce même ouvrage, Jean-Luc Mélenchon a dès lors «pris l'habitude de consulter son nouvel ami avant chaque décision stratégique. Buisson met avec plaisir sa science des sondages à son service».

«J'ai jouté de nombreuses fois contre monsieur Patrick Buisson sur des plateaux de télé et j'ai toujours apprécié son opposition totale à mes analyses. Je sais qu'il a apprécié mes réparties (...) Je n'ai aucune raison de dénigrer cet homme dont la distance politique avec moi n'a pas à être démontrée ni prouvée au motif que deux personnes mal intentionnées voudraient m'y contraindre», réplique le leader du Parti de gauche.

Attaque contre «Le Monde»

«Je n'ai pas eu besoin de conseiller de droite pour décider d'être candidat à la présidentielle quoiqu'en pensent le PS et ses journalistes», souligne le leader du Front de gauche, qui entretient par ailleurs notoirement d'exécrables relations avec le quotidien du soir.

Les journalistes expliquent par ailleurs que Mélenchon se serait gardé de critiquer personnellement Nicolas Sarkozy durant la campagne, et que l'ex-Président l'aurait également épargné. «Je dénonce le procédé utilisé pour conforter la thèse du PS selon laquelle nous serions des agents de la droite et de l'extrême-droite, accuse encore Jean-Luc Mélenchon (...) Telle est notre époque: certains médias aux abois que fuient les lecteurs n'ont imaginé d'autres recours contre leur déchéance que de fabriquer sans cesse du sensationnel à n'importe quel prix, y compris celui de la vérité et de la simple vraisemblance».