Jean-Christophe Cambadélis dénonce l'«impunité» dont jouirait le FN

POLITIQUE Entre les soupçons de fraudes à Bruxelles et les dérapages verbaux de certains candidats...

M.P. avec AFP

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Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du PS, le 7 février 2015 à Paris.
Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du PS, le 7 février 2015 à Paris. — CHAMUSSY/SIPA

Lui aussi vise particulièrement le FN, à quelques jours du premier tour des élections départementales. Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, a dénoncé mercredi une «impunité pour le Front National» qui peut «faire» et «dire ce qu'il veut» sans réaction dans la société française et que c'est cela qui justifie la campagne menée par le PS et Manuel Valls contre le FN.

«Aujourd'hui, il y a une impunité pour le Front National. On peut dire ce que l'on veut dans notre espace public. On peut faire ce que l'on veut, être soutenu par les banques poutiniennes, on peut faire ce que l'on veut au parlement européen en détournant les fonds du parlement européen pour financer l'ensemble de son appareil politique, et ça n'intéresse personne», a dénoncé le patron du PS sur France info.

«Soixante départements» selon lui où des candidats FN ont dérapé

«A partir du moment où le Front National est en dynamique et où personne ne dit rien à part les socialistes, il y a un moment où toute la société française va à l'extrême droite, et je trouve que c'est très dangereux pour notre pays», a développé le député de Paris.

Jean-Christophe Cambadélis a cité le chiffre de «soixante départements» où des candidats FN pour les élections départementales (22-29 mars) auraient tenu des «propos homophobes, islamophobes, racistes, antisémites». «On balaie cela d'un revers de main», a-t-il dénoncé.

«Les résultats arrivent»

Lors des départementales, «si l'on combine l'abstention et la division, le résultat, c'est la gauche éliminée. Nous avons été trop divisés et nous le sommes encore. Ca ne s'impose pas dans des élections départementales qui sont des élections locales. La gauche doit faire front ensemble puisque nous défendons au plan départemental les mêmes principes et les mêmes valeurs. (...) Je ne vois pas ce que la gauche a à gagner à être éliminée».

«Nous savons, depuis les élections municipales qu'une grande partie du peuple de gauche s'abstient, parce qu'il ne voit pas les résultats arriver suffisamment vite. Il ne va pas vers une autre offre politique, on ne peut pas dire qu'il y ait une situation de dynamique sur notre gauche». Or «les résultats arrivent», a également déclaré Jean-Christophe Cambadélis.