Six questions pour une défaite

Pierre Koetschet

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Ségolène Royal a provoqué le soulagement de son camp en parvenant à se qualifier pour le second tour de la présidentielle, mais, de l'aveu même des socialistes, le pari du retour de la gauche au pouvoir s'annonce difficile à gagner le 6 mai.
Ségolène Royal a provoqué le soulagement de son camp en parvenant à se qualifier pour le second tour de la présidentielle, mais, de l'aveu même des socialistes, le pari du retour de la gauche au pouvoir s'annonce difficile à gagner le 6 mai. — Bertrand Guay AFP

Avant même la défaite annoncé, les éléphants du PS aiguisaient les couteaux. François Hollande a bien tenté de calmer ses camarades, déclarant qu’il «n'était pas, dans ce moment là, pour des règlements de compte ou des analyses rétrospectives (...). Je ne tolérerai rien car en ce moment, il y a un défi à relever». Pourtant, dès le bureau national lundi soir, et le conseil national ce week-end, les hiérarques socialistes ne pourront faire l’économie de six questions fondamentales pour l’avenir du parti.

La gauche peut-elle espérer un sursaut aux élections législatives?

La direction actuelle va-t-elle rester?

Quelles sont les «erreurs» qui ont été faites?

Quelle place pour Ségolène Royal?

Le PS peut-il se refonder au centre…

…Ou bien « revenir aux fondamentaux» de gauche?