«Protéger les plus faibles», «refonder un projet de gauche»

Propos recueillis par Pierre Koetschet

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"Il y a une volonté de la ville de redistribuer l'espace et de réguler le stationnement", a déclaré M. Baupin lors d'un point de presse. "Nous voulons favoriser le stationnement résidentiel. Il faut que plus d'automobilistes respectent les règles", a-t-il relevé.
"Il y a une volonté de la ville de redistribuer l'espace et de réguler le stationnement", a déclaré M. Baupin lors d'un point de presse. "Nous voulons favoriser le stationnement résidentiel. Il faut que plus d'automobilistes respectent les règles", a-t-il relevé. — Jean-Pierre Muller AFP

Denis Baupin, adjoint Verts au maire de Paris estime que la gauche n’échappera pas à une refondation.
 
Quelle est votre réaction à l’annonce de ces résultats?
C’est assez catastrophique pour la gauche. On ne peut pas se cacher derrière les mots. Cela va appeler de notre part deux choses dans les mois qui viennent. Il va falloir protéger les plus faibles. Si Sarkozy met en œuvre son projet, les chômeurs, les sans-papiers, les rmistes vont morfler. Il va aussi falloir réfléchir à refonder un projet de gauche. On a pu voir que ce qui rassemblait la gauche, le tout sauf Sarkozy, ne suffisait pas. Cela n’a pas mobilisé contre un candidat qui avait un projet, même si cela n’est pas le nôtre.
 
Quelle forme pourrait prendre ce projet?
C’est trop tôt pour le dire. Ce que la gauche n’a pas été capable de faire depuis des années, il serait présomptueux de dire qu’on pourra le faire en un claquement de doigt. En 2002, on pouvait dire qu’on avait été privé de deuxième tour, mais cette fois-ci, la défaite est là, alors que Nicolas Sarkozy s’est affiché très à droite.  Nous devons définir un nouveau projet pour convaincre les Français. C’est un ministre sortant qui est apparu comme le candidat de la rupture. C’est un échec.
 
En tant que Vert, quel enseignement tirez vous de cette élection?
Même si les Verts n’ont pas fait un bon score au premier tour de l’élection présidentielle, le nouveau président ne devra pas oublier que la crise écologique est toujours devant nous.