Copé, NKM et Juppé condamnés pour avoir taxé Mélenchon d'antisémitisme

Justice Les trois cadres de l'UMP avaient publiquement accusé l'ancien coprésident du Parti de gauche d'accointances antisémites...

20 Minutes avec AFP

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Jean-Luc Mélenchon à Paris en février 2015.
Jean-Luc Mélenchon à Paris en février 2015. — YANN BOHAC/SIPA

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné jeudi Jean-François Copé, Nathalie Kosciusko-Morizet et Alain Juppé à 1.000 euros d'amende chacun, avec sursis, pour avoir taxé publiquement Jean-Luc Mélenchon d'accointances antisémites, en juin 2012. Les trois cadres de l'UMP devront également verser 1.000 euros de dommages et intérêts chacun au titre du préjudice moral.

Le parquet avait suggéré la relaxe, estimant que les propos visés ne dépassaient pas le cadre de la liberté d'expression.

Des liens avec le compositeur grec Mikis Theodorakis

En trois jours, Nathalie Kosciusko-Morizet, Alain Juppé et Jean-François Copé avaient successivement mis en cause l'ancien coprésident du Parti de gauche pour ses liens avec des personnalités antisémites. Ils faisaient tous référence au compositeur grec Mikis Theodorakis, dont Jean-Luc Mélenchon avait relayé en 2011, sur son site, l'appel contre le régime d'austérité imposé à la Grèce.

Un lien que les trois personnalités de l'UMP mettaient en parallèle avec des déclarations antisémites faites en 2003 par le même Mikis Theodorakis.

Le 11 juin 2012, Nathalie Kosciusko-Morizet avait taxé, sur France 2, Jean-Luc Mélenchon d'accueillir «sur son site, des gens qui (faisaient) profession d'antisémitisme».

Le lendemain, sur France Inter, Alain Juppé l'avait accusé d'«entretenir des relations sulfureuses avec certaines personnalités (...) qui (prônaient) l'antisémitisme. Mikis Theodorakis, c'est un copain de Jean-Luc Mélenchon.»

Jean-Luc Mélenchon nie avoir eu connaissance des déclarations polémiques à l'époque

Jean-François Copé fermait le ban le surlendemain en reprochant au coprésident du Front de gauche de «(cautionner) des propos qui ne sont pas les nôtres», citant «l'antisémitisme».

Jean-Luc Mélenchon a depuis nié avoir eu connaissance, à l'époque, des déclarations faites par Mikis Theodorakis en 2003.

Le leader du Parti de gauche avait réclamé 1.000 euros de dommages et intérêts chacun à NKM et à Alain Juppé, et 5.000 euros à Jean-François Copé.