Les trois quart des habitants de villes FN satisfaits de leur maire

SONDAGE Cette étude «vient confirmer le phénomène d'installation et de banalisation du FN dans une part croissante de l'opinion», selon le directeur général adjoint de l'Ifop Frédéric Dabi...

20 Minutes avec AFP

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Cyril Nauth, maire FN de Mantes-la-Ville, devant la mairie de la ville, le 31 mars 2014
Cyril Nauth, maire FN de Mantes-la-Ville, devant la mairie de la ville, le 31 mars 2014 — Fred Dufour AFP

Un an après les élections municipales, l'enthousiasme n'est pas retombée. Selon un sondage Ifop pour IParis Match publié jeudi, 73% des personnes qui résident dans des communes administrées par le FN se disent «satisfait(e)s» de leur maire, 58% le jugeant toutefois «sectaire».

Cette cote de satisfaction est supérieure de 10 points à la moyenne des autres villes françaises de 10.000 à 100.000 habitants (le FN n'a pas de maire de commune de plus de 100.000 habitants), selon l'enquête. Mais la comparaison est à prendre avec précaution, les habitants des villes FN ayant été interrogés par téléphone et ceux des autres villes par internet.

Les qualificatifs les plus souvent attribués par les habitants à leur maire FN sont l'autorité (82%) et le dynamisme (81%). Le maire est également jugé «compétent» par 76% des sondés, et 60% souhaiteraient qu'il soit réélu à l'issue de son mandat en 2020 (57% dans les autres villes).

58% estiment quand même que leur maire est «sectaire»

Dans plusieurs domaines, l'action municipale est majoritairement saluée, notamment concernant la propreté et l'entretien de la ville (77%) et la sécurité (73%). Depuis l'élection municipale, 54% trouvent que la ville administrée par le FN a changé «plutôt en bien» (42% pour la moyenne des villes de 20 à 100.000). 71% affirment que jusqu'ici, les engagements de la campagne ont été tenus (64% pour la moyenne des villes de la catégorie concernée).

Néanmoins, plus de la moitié des habitants des villes FN (58%) estiment que leur maire est «sectaire», contre 38% dans les autres communes. 34% se disent «choqués» par certaines mesures prises par la municipalité.

Cette étude «vient confirmer le phénomène d'installation et de banalisation du FN dans une part croissante de l'opinion», commente le directeur général adjoint de l'Ifop Frédéric Dabi. Il en veut aussi pour preuve que 42% des sondés ont «un sentiment d'indifférence» au fait de vivre dans une commune dirigée par un maire frontiste. (37% chez les sympathisants de gauche, 56% à l'UMP).