Le gouvernement à l'unisson derrière Christiane Taubira, encore victime d'attaques racistes

POLEMIQUE Sur Facebook, une élue municipale de Juvisy-sur-Orge (Essonne), Isabelle Guinot a invité la garde des Sceaux à repartir à Cayenne, «où il y a le bagne»...

D.B. avec AFP

— 

Christiane Taubira, François Hollande et Manuel Valls à l'Elysée à l'issue du Conseil des ministres le 11 mars 2015 à Paris
Christiane Taubira, François Hollande et Manuel Valls à l'Elysée à l'issue du Conseil des ministres le 11 mars 2015 à Paris — Alain Jocard AFP

Pas question de faire preuve de molesse lorsqu’on s'en prend Christiane Taubira. François Hollande et Manuel Valls sont montés au créneau ce mercredi pour défendre la ministre de la Justice, à nouveau la cible d’attaques racistes.

Sur Facebook, une élue municipale de Juvisy-sur-Orge (Essonne), Isabelle Guinot a invité la garde des Sceaux à repartir à Cayenne, «où il y a le bagne»

Des propos jugés «inqualifiables»,  par François Hollande lors Conseil des ministres. Il aussi affirmé qu'«à un moment, il faut aussi rappeler que dans le débat politique on n'est pas obligé de tomber dans l'irrespect, l'indignité», a indiqué le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll.

Valls a réagi deux fois

Un peu plus tôt, son Premier ministre était monté au front sur Twitter:

 

Manuel Valls a renchéri à la sortie du Conseil des ministres: «Je veux dire, et nous l'avons partagée en Conseil des ministres, une nouvelle fois notre indignation, notre colère face aux propos racistes, antisémites, homophobes, sexistes qu'on voit se répandre avec une très grande facilité; notre indignation et notre colère à l'égard des propos vis-à-vis de Christiane Taubira», a-t-il déclaré à la presse.

«Ca suffit. Il faut qu'il y ait bien plus que de l'indignation. Il faut que chacun prenne conscience que des digues se sont brisées au cours de ces dernières années, peut-être encore davantage ces derniers mois», a poursui Manuel Valls.

Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a de son côté demandé «des sanctions» à l'égard d'Isabelle Guinot, première adjointe sans étiquette au maire UMP de Juvisy-sur-Orge (Essonne) Robin Reda, «qui agresse une nouvelle fois» Christiane Taubira «parce qu'elle est noire». «Il n'est pas possible qu'un parti républicain l'accepte donc j'attends ce que va dire Nicolas Sarkozy sur ce sujet», a-t-il ajouté.

Le flegme de Taubira

Interrogée à ce sujet sur RTL, la Garde des Sceaux ne s'est pas départie de son sang froid: «(Je ne réagis) pas à ça, parce que c'est juste lamentable. Ca n'a pas d'importance. C'est surtout fréquent... L'important n'est pas ma personne», a-t-elle indiqué.


Taubira «devrait retourner à Cayenne» par 20Minutes