Menace terroriste: Les 10.000 soldats mobilisés au moins jusqu'à l'été

SECURITE La vigilance est de mise alors que la menace de nouveaux attentats est toujours vive...

20 Minutes avec AFP

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Des militaires devant la Tour Eiffel dans le cadre du plan vigipirate le 8 janvier 2015 à Paris
Des militaires devant la Tour Eiffel dans le cadre du plan vigipirate le 8 janvier 2015 à Paris — Bertrand Guay AFP

François Hollande a décidé de «maintenir l'engagement des armées sur le territoire national à hauteur de 10.000 militaires» en «soutien» des forces du ministère de l'Intérieur, «la menace d'attaque terroriste contre notre pays demeurant élevée», a annoncé mercredi l'Elysée, à l'issue d'un Conseil de Défense.

Le chef de l'Etat a demandé aussi «d'en tirer toutes les conséquences en termes d'adaptation des effectifs du ministère de la Défense, au-delà des 7.500 postes dont il avait déjà décidé le maintien le 21 janvier dernier», un «travail (qui) sera réalisé dans le cadre de l'actualisation de la loi de programmation militaire».

Ce programme sera maintenu au moins «jusqu'au début de l'été», a confirmé Jean-Yves Le Drian lors d'une conférence de presse, en milieu d'après-midi. Ce dispositif (opération Sentinelle), initié après les attentats de janvier qui ont fait 17 morts, sera réévalué autour du 1er juillet, a-t-on précisé dans l'entourage du ministre.

Sur ces 10.000 militaires, 7.000 sont déployés pour la protection de 604 sites confessionnels, notamment juifs, les 3.000 autres intervenant dans le cadre plus traditionnel du dispositif Vigipirate (sites touristiques, gares, aéroports -soit 78 sites surveillés) et pour le soutien à ces missions (transport, logistique), a-t-on précisé au ministère de la Défense.

Moins de déstructions de postes de militaires que prévu

Le ministre de la Défense, selon son entourage, souhaite que «les mesures nécessaires» soient prises «pour adapter l'organisation des armées à cette évolution de leur mission et leur permettre d'apporter une protection adaptée à l'évolution des menaces et aux besoins de protection des Français».

Le 21 janvier, à l'issue d'un précédent Conseil de défense réuni à l'Elysée, François Hollande avait annoncé que 7.500 emplois de moins que prévu seraient supprimés sur la période 2015-2019 au sein des armées, leur donnant un peu de répit après une série de restructurations massives.

Les réductions d'effectifs devaient être ainsi inférieures de 30% au projet initial, qui prévoyait un total de 26.000 suppressions de postes, dont 7.500 par an en 2015, 2016 et 2017 et 3.500 en 2018. Dès cette année, le nombre de suppressions de postes doit être ramené à environ 6.000.