Réforme territoriale: Le projet de loi ne satisfait pas l'UMP, l'UDI et le Front de gauche

REACTIONS Les réactions politiques sur le texte de la réforme territoriale voté ce mardi à l'Assemblée nationale...

A.-L.B. avec AFP

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Philippe Vigier, président du groupe UDI à l'Assemblée nationale, le 30 janvier 2015.
Philippe Vigier, président du groupe UDI à l'Assemblée nationale, le 30 janvier 2015. — WITT/SIPA

L'Assemblée nationale a adopté ce mardi après-midi, par 306 voix contre 238, le projet de loi relatif à la nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe). (A voir en direct ici). Ce texte, qui définit notamment la répartition des compétences entre les collectivités, était repoussé par les groupes UMP, UDI et Front de gauche. Leurs arguments répertoriés par 20 Minutes. 

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>> Le texte du projet de loi par ici 

Lors d'un point presse, les députés UDI Michel Piron et Philippe Vigier ont expliqué que le groupe parlementaire centriste va voter contre ce texte. Celui-ci représente «une immense déception». «Où est la vision, l'architecture, l'architecte? Le gouvernement a écouté, mais gouverner ce n'est pas seulement écouter, c'est choisir».

«Marche forcée vers l'intercommunalité»

Le patron des députés du Front de gauche André Chassaigne a estimé lors d'un point presse: «Nous allons voter contre ce texte, qui est une marche forcée vers l'intercommunalité, d'autant qu'il y a eu des durcissements en séance sur des compétences communales qui vont devenir obligatoirement intercommunales (...). L'abandon de la clause de compétence générale est aussi d'une extrême gravité (...) Il y a une forme de maintien apparent des départements, avec des compétences leur restant, comme les collèges ou les routes, mais sans garantie dans la durée sur le maintien du niveau départemental.»

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Lors d'un point presse, la porte-parole du PS Annick Lepetit a jugé que cette réforme «permet d'aboutir à une République mieux organisée». «D'abord, des régions qui sont devenues plus grandes, plus puissantes, et qui auront des compétences particulières sur l'emploi, le dynamisme économique, et puis les départements qui auront aussi des compétences en matière de construction de collèges, de voirie, c’est-à-dire le quotidien de nos concitoyens, et bien évidemment en matière de politique sociale.»

«Aucune réforme territoriale»

Au groupe UMP, le patron Christian Jacob a déclaré que le groupe parlementaire va voter «unanimement contre». «On a augmenté le nombre de conseillers généraux et il n'y a aucune réforme territoriale», estime-t-il.

>> Qu'est-ce que la loi NOTRe? 

Le co-président du groupe EELV François de Rugy a déclaré à la presse: «Nous voterons pour même si nous sommes beaucoup plus réformateurs que celle loi qui comporte quand même un certain nombre d'avancées »