Départementales 2015: Manuel Valls veut «regarder en face la peur»… Jean-Vincent Placé loue la sincérité de Valls…

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Anne-Laëtitia Béraud avec AFP

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Le Premier ministre Manuel Valls lors d'un meeting électoral, le 5 mars 2015 à Boisseuil, en Haute-Vienne
Le Premier ministre Manuel Valls lors d'un meeting électoral, le 5 mars 2015 à Boisseuil, en Haute-Vienne — Pascal Lachenaud AFP

Manuel Valls s’explique après ses propos sur le FN

Manuel Valls s'est défendu lundi soir de tout «calcul politicien» après avoir évoqué la veille sa «peur» de voir le FN remporter les départementales, affirmant ne pas «céder à la panique» face à cette peur qu'il regarde «en face».

«La peur, il ne faut pas la fuir, il faut la regarder avec raison, mais il faut la regarder en face. Le courage en politique -comme dans la vie- c'est d'accepter cette peur et de la dépasser! Il ne faut jamais fuir les sujets. Toujours les nommer et combattre avec détermination», a-t-il lancé lors d'un meeting PS à Bresles (Oise) près de Beauvais.

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Marisol Touraine et «l'appel à l'action» du Premier ministre

La ministre des Affaires sociales a estimé lundi soir sur BFMTV que les propos de Manuel Valls sont «un appel à l'action». «L’appel de Manuel Valls, ce n’est pas seulement un réflexe d’inquiétude. C’est une mobilisation et un appel à l’action. Le gouvernement dit clairement que le FN n’est pas un parti comme les autres. Les valeurs portées par le FN ne sont pas des valeurs dans lesquelles nous nous retrouvons.»

Le FN et «le chaos», selon le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis

Il faut «combattre» le Front national car «on a peur du chaos», a lancé lundi soir sur TF1 le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis. «Il faut le combattre parce qu'on en a peur. Mais on a peur de quoi? On a peur du chaos. Ce n'est pas du Front national en tant que tel, ce n'est pas de Marine Le Pen, de son père ou de quelque personnage de sa famille», a souligné le responsable socialiste.

Les propos du Premier ministre loués par l’écolo Jean-Vincent Placé

Jean-Vincent Placé, le président du groupe écologiste au Sénat, a loué ce mardi la «profonde sincérité» de Manuel Valls après ses déclarations sur le FN. «Il n'y a probablement pas de communication particulièrement marketée, si je puis dire, dans ses propos. Il me semble qu'il y a une profonde sincérité, une profonde conviction dans ce combat qu'il mène contre le Front national», a déclaré Jean-Vincent Placé sur RFI.

Pour Maréchal-Le Pen, Manuel Valls se comporte «en sous-responsable de section PS»

La députée FN Marion Maréchal Le Pen a estimé mardi que Manuel valls n'était pas «digne» de sa fonction, en ayant adopté un «comportement de sous-responsable de section socialiste d'Evry».

L'élue du Vaucluse réagissait sur France Info aux propos du Premier ministre. «Il n'est décidément pas digne de la fonction qui est la sienne, encore moins d'ailleurs de la plus haute fonction de l'Etat» à laquelle «il envisage de se présenter, tout le monde le sait». 

Nicolas Sarkozy estime que Manuel Valls «perd ses nerfs»

Lundi soir meeting à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne), Nicolas Sarkozy, président de l’UMP, a affirmé croire en la victoire aux départementales. «Je sens qu'une vague immense est en train de se former. Du Val-de-Marne va partir la grande victoire pour la reconstruction de la France», a lancé l'ex-chef de l'Etat, à un public d'environ 2.500 personnes, rassemblées dans une salle de sports de ce département, le seul avec l'Allier, à être dirigé par les communistes. Nicolas Sarkozy a par ailleurs dénoncé le vote Front national.

Nicolas Sarkozy a également décoché une flèche à l'adresse de Manuel Valls. «Il ne va pas pourvoir continuer comme ça à perdre ses nerfs. Tous les jours, il nous en fait une. Ça devient gênant», a-t-il dit.