Polémique sur un sondage

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Les deux co-directeurs de campagne de Mme Royal sont François Rebsamen, numéro deux du PS, et Jean-Louis Bianco, ancien ministre et ex-secrétaire général de l'Elysée sous la présidence de François Mitterrand.
Les deux co-directeurs de campagne de Mme Royal sont François Rebsamen, numéro deux du PS, et Jean-Louis Bianco, ancien ministre et ex-secrétaire général de l'Elysée sous la présidence de François Mitterrand. — Eric Feferberg AFP/Archives

C’était le premier chiffre post-débat. L’institut Opinion Way annonçait que Nicolas Sarkozy était jugé le plus convaincant par 53% des Français. Un chiffre qui ne passe pas pour Jean-Louis Bianco et François Rebsamen. Les deux directeurs de campagne de Ségolène Royal, annoncent jeudi qu’ils saisissent la Commission des sondages, «s'insurgeant»  contre les pratiques de l'institut Opinion Way.

«L'institut Opinion Way a déjà à plusieurs reprises démontré son manque de fiabilité. Cet organisme proclame maintenant que Nicolas Sarkozy serait le vainqueur du débat d'hier (mercredi) soir sur tous les sujets économiques et sociaux, abandonnant les restes d'empathie à Ségolène Royal pour les thèmes dits compassionnels.»

L’équipe de Ségolène Royal met en cause la «fiabilité» de la méthodologie. Le sondage en question a été effectué les 2 et 3 mai par Internet auprès d'un échantillon de 878 personnes ayant suivi le débat télévisé, issu d'un échantillon de 1.415 personnes constitué auparavant, selon la méthode des quotas.

«Au pire ils publieront un rectificatif»

Un sondeur concurrent remarque que cette méthode n’est pas très solide, car l’échantillon à l’arrivée n’est pas représentatif, mais souligne que le coup est bien joué. «Au pire ils publieront un rectificatif, et en attendant, on a parlé d’eux toute la journée.» Une nouvelle vague de sondage devrait être disponible jeudi soir et vendredi matin pour mesurer les effets du débat sur les intentions de vote.