Tout faux sur le nucléaire

DEBAT Passe d’arme sur la part du nucléaire dans la consommation française…

P. K.

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Moment fort du débat. Nicolas Sarkozy ouvre les hostilités, et demande à Ségolène Royal de confirmer si elle est «du côté de M. Chevènement ou du côté des Verts? Est-ce que vous confirmez le choix du nucléaire?»
Réplique immédiate de Ségolène Royal qui répond à une question par une autre question: «Savez-vous quelle est la part du nucléaire dans la consommation d’électricité en France?»

Tergiversations, chaque candidat essaie de se déstabiliser avant finalement de répondre aux questions: Pour Nicolas Sarkozy, c’est la moitié. Pour Ségolène Royal, c’est 17%. Tout faux.


Polémique sur le nucléaire
envoyé par lefigaro

Le collectif «Sortir du nucléaire» met les choses au point: «Le chiffre de 50% avancé par M. Sarkozy ne correspond tout simplement à rien. Il s'est d'ailleurs aussi lourdement trompé en confondant les générations de réacteurs. Le chiffre de 17% avancé par Mme Royal correspond à la part du nucléaire dans l'énergie consommée en France et non dans la production d'électricité. Le trio pétrole/gaz/charbon couvre environ de 70% de l'énergie consommée en France (pétrole 45%, gaz 21%, charbon 4%).»

«Un lapsus»

Et pour Nicolas Sarkozy, le calvaire du nucléaire de s’arrête pas là : sommé de dire de quelle génération est le réacteur EPR, Nicolas Sarkozy répond quatrième. Or c’est la troisième. Critique de «Sortir du nucléaire» : «C'est d'autant plus choquant que c'est M. Sarkozy, lorsqu'il était ministre de l'économie en 2005, qui a lancé le projet EPR, dit de 3ème génération, que M Sarkozy croit être de 4ème génération.» Un EPR qualifié de prototype par Ségolène Royal. « C'est un terme que nous n'utilisons pas, car il implique que le produit n'est pas opérationnel. Chez les constructeurs automobiles, on fait des prototypes, mais ceux-ci ne sont jamais commercialisés», souligne Philippe Brunet-Debaines, porte-parole du constructeur nucléaire Areva. L'EPR ne représente pas une rupture technologique, d'où l'accusation d'être déjà «obsolète» lancée par ses détracteurs. Pour ses promoteurs, il est plus économique à faire fonctionner et à maintenir que les réacteurs actuels. Il serait aussi plus sûr face à d'éventuelles menaces terroristes.

Jeudi matin, C’était l’heure du mea culpa. Sur France Inter, Ségolène Royal a reconnu qu’elle avait fait «un lapsus», pour ne pas dire plus. Finalement, le nucléaire ne porte pas chance aux candidats, les deux s’étaient déjà fait piégés sur le nombre de sous-marins nucléaires.

Sarkozy gaffe sur les sous-marins
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Sego et les sous marins
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