«Je ne voterai pas pour Nicolas Sarkozy»

PRESIDENTIELLE Comme promis, après avoir regardé le duel télévisé entre les deux candidats, François Bayrou…

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François Bayrou – Il est battu à Pau
François Bayrou a reconnu sa défaite.sa défaite à «300 voix près, soit 1% des suffrages». Plus de détails ici...
François Bayrou – Il est battu à Pau François Bayrou a reconnu sa défaite.sa défaite à «300 voix près, soit 1% des suffrages». Plus de détails ici... — Martin Bureau AFP/Archives

«Je ne voterai pas pour Nicolas Sarkozy». Ça y est François Bayrou l’a officiellement dit, mercredi soir, après avoir regardé le débat télévisé entre les candidats à la présidentielle. Histoire de faire durer le suspens et de conserver son buzz médiatique, il ajoute à «l'heure qu'il est, je ne sais pas ce que je ferai, mais je commence à savoir ce que je ne ferai pas», au cours de l’entretien qu’il a donné au «Monde» durant le duel télé. Cependant, il ne fera «probablement pas» de déclaration avant le second tour.

Un choix en cohérence avec le ton de son débat contre Ségolène Royal, samedi 28 avril, ou de son discours du 25 avril, lors duquel il s'était montré très dur avec le candidat UMP, tout en refusant de donner sa voix à Ségolène Royal.

Discours anti-Sarko

Le président de l’UDF y avait alors déclaré qu'«il ne donnera pas de consigne de vote», estimant que «les Français sont libres de leur choix». Un peu plus tard, la même journée, François Bayrou avait précisé sur France 2 : «Je pourrais annoncer mon choix personnel avant le second tour». Il ne lui reste plus que deux jours pour prendre parti. Toutefois s’il le fait tout de suite, son temps de parole sera décompté sur celui des partisans de Ségolène Royal. S’il le fait vendredi soir, il est certain d’occuper la scène médiatique toute une partie du week-end.

Autre donnée pour le président de l’UDF: la plupart de ses députés UDF se sont déjà ralliés à son rival Nicolas Sarkozy. Tandis que la majorité des militants notamment les jeunes semblaient, mercredi soir, hésiter encore entre le vote Royal, Sarkozy et le bulletin blanc.