Élection présidentielle: Pour Valls, le Front national peut gagner dès 2017

ELECTION Le Premier Ministre, interviewé lors du Grand Rendez-vous Europe 1-iTélé-Le Monde, assure que le FN pourrait gagner les élections présidentielles...

20 Minutes avec AFP

— 

Manuel Valls, le Premier ministre à Matignon le 6 mars 2015.
Manuel Valls, le Premier ministre à Matignon le 6 mars 2015. — SIPA

Manuel Valls, qui a déjà alerté sur l'endormissement généralisé face au danger du FN, a affirmé dimanche que le Front national, qu'il avait déjà décrit comme «aux portes du pouvoir» en septembre, était en mesure de remporter l'élection présidentielle dès 2017.

«Pas en 2022, pas en 2029, mais en 2017!»

«Est-ce que vous ne pensez pas qu'un Front national qui fait 25% aux élections européennes, peut-être 30% aux départementales, et ainsi de suite, ne peut pas gagner l'élection présidentielle? Pas en 2022, pas en 2029, mais en 2017!», a déclaré le Premier ministre lors du Grand Rendez-vous Europe 1-iTélé-Le Monde. «Mon angoisse, puis-je vous parler de mon angoisse, de ma peur pour le pays? C'est le FN à 30%, pas au deuxième tour, mais au premier tour des élections départementales», a-t-il expliqué. «Les sondages indiquent que le Front National pourrait réaliser un score sans précédent» lors des élections départementales des 22 et 29 mars prochain, a rappelé le Premier Ministre. «Il était déjà le premier parti de France aux elections européennes. Il peut l'être de nouveau à l'occasion des élections départementales», a-t-il prédit.

L'UMP-UDI en tête d'un sondage

Selon un sondage OpinionWay pour Metronews et LCI publié vendredi, l'UMP-UDI arriverait en tête des intentions de vote (29%) pour le premier tour des départementales, d'une courte tête devant le Front national (28%).

«Je revendique la stigmatisation de Marine Le Pen, le FN n'apporte aucune solution, ni pour les départements, ni pour le pays (...) et en plus c'est un programme qui jettera les Français les uns contre les autres», a martelé Manuel Valls.

Et son avenir après les départementales?

Interrogé par ailleurs sur la possibilité pour lui de devoir quitter la tête du gouvernement en cas d'échec lors des départementales, Manuel Valls a répondu: «Sans aucun doute, mais là n'est pas la question». «Je continuerai la mission que m'a confiée le Président de la République, celle de réformer le pays. Mais ça n'est pas la question que se posent les Français», a-t-il dit.