UMP: Nicolas Sarkozy veut poser un socle commun pour 2017

POLITIQUE L'ancien chef d'Etat s'exprimait ce samedi devant de nouveaux adhérents à l'UMP...

20 Minutes avec AFP

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Nicolas Sarkozy au QG de l'UMP, à Paris (15e) le 7 mars 2015.
Nicolas Sarkozy au QG de l'UMP, à Paris (15e) le 7 mars 2015. — THOMAS SAMSON / AFP

Nicolas Sarkozy a annoncé ce samedi que l'UMP allait proposer «dix à quinze mesures très fortes, début 2016», sur lesquelles se seront mis d'accord «tous ceux qui pourraient être candidats» à la primaire en vue de 2017.

«On va multiplier les conventions thématiques et au début 2016, on présentera un projet de l'UMP. Il y aura dix à quinze mesures très fortes, que nous aurons fait adopter par la totalité de ceux qui pourraient être candidats aux primaires», a affirmé le président de l'UMP, devant près d'un millier de personnes.

Plusieurs responsables UMP étaient présents, notamment Laurent Wauquiez, secrétaire général du mouvement, et Nathalie Kosciusko-Morizet, vice-présidente déléguée.

«Que chacun fasse savoir ses différences, c'est très bien mais il y a un socle commun», a-t-il dit lors de cette rencontre avec de nouveaux adhérents. «A la direction du mouvement, nous devons être très fermes sur le respect de l'unité et souples sur l'expression de la richesse de la diversité. Si on fait comme ça, on aura quelque chose qui correspond à la diversité de la France», a-t-il ajouté.

Première convention thématique le 18 mars

L'UMP tient sa première convention thématique de l'ère Sarkozy sur le logement le 18 mars. L'ancien Premier ministre François Fillon, qui a récemment présenté ses propres propositions dans ce domaine, viendra les expliquer, a dit Sarkozy.

«Sans doute que nous aurons à diriger la France, ça nous crée des responsabilités particulières, ici, je ne veux pas qu'on dise n'importe quoi sous prétexte d'obtenir les faveurs de l'opinion publique à un moment donné. M. (Jean-Luc) Mélenchon et Mme (Marine) Le Pen peuvent dire ce qu'ils veulent, personne ne pense ou n'espère qu'ils aient un jour à porter le destin de 68 millions d'habitants. Si moi je blesse, la reconstruction sera plus difficile», a-t-il également affirmé.

A une nouvelle adhérente qui s'inquiétait de l'organisation d'une primaire à droite et lui disait qu'Alain Juppé «ratiss(ait)e un peu trop à gauche», Nicolas Sarkozy a répliqué: «Vous avez adoré Fillon-Copé? Je ne vous offrirai pas Juppé-Sarkozy», faisant allusion à la guerre entre Jean-François Copé et François Fillon qui avait failli faire exploser le parti fin 2012.

«Une formation politique digne de ce nom»

Sarkozy a déclaré qu'il avait «tout de suite» voulu se «débarrasser de ce débat mortifère des primaires», pour avoir «deux années de calme nécessaire pour rebâtir une formation politique digne de ce nom».

«Vous ne croyez pas que je vais attendre d'arriver à 60 ans pour craindre la concurrence et la compétition! Il n'y a pas de candidat de droit divin. Il y a bien des arguments contre les primaires. Vous n'étiez pas enthousiastes, moi non plus. Mais si je peux apaiser le parti pendant dix ans!» a-t-il déclaré.

L'ex-chef de l'Etat a de nouveau vigoureusement critiquement les socialistes. «Nous avons le PS le plus sectaire et le plus archaïque d'Europe», a-t-il dit.

Il s'en est de nouveau pris à François Bayrou, président du MoDem, qui avait affirmé qu'il n'aurait pas voté la motion de censure de l'opposition. «Donc François Bayrou n'est pas dans l'opposition. Il n'y aura pas d'accord avec lui», a-t-il assuré.