Manuel Valls dénonce l'endormissement généralisé face au danger du FN

POLITIQUE Le Premier ministre a également répliqué à la formule «FNPS» employée récemment par Nicolas Sarkozy...

20 Minutes avec AFP

— 

Le Premier ministre Manuel Valls à Betton, le 27 février 2015
Le Premier ministre Manuel Valls à Betton, le 27 février 2015 — Georges Gobet AFP

Manuel Valls a répliqué à la formule «FNPS» employée récemment par Nicolas Sarkozy. Lors d’un meeting à Boisseuil (Haute-Vienne) dans le cadre de la campagne pour les départementales, le Premier ministre a qualifié d'«équation désastreuse» le fait de dire que le Parti socialiste et le Front national sont «la même chose».

«Equation désastreuse»

«Lorsque de toute part on dit que tout se vaut, lorsqu'une partie de la droite républicaine, elle-même, dit que le FN et le PS, c'est la même chose, alors on a cette équation désastreuse: les partis républicains sont égaux à l'extrême droite. Et donc l'extrême droite est un parti républicain! Cette équation, là encore, je la refuse», a déclaré précisément Manuel Valls.

Le Premier ministre s’en est pris directement à Nicolas Sarkozy en dénonçant une «droite sans inspiration, sans proposition, sans destination pour notre pays». «La droite aujourd'hui, en tout cas une partie d'entre elle, est en train de faire le jeu du Front national. Nicolas Sarkozy l'a démontré en effet une fois de plus, lundi dernier», a-t-il avancé. Une référence au propos du président de l’UMP qui estimait que  «voter pour le FN au premier tour, c'est faire gagner la gauche au second. C'est le FNPS».

«Endormissement généralisé» face au Front national

Le programme de Nicolas Sarkozy est une «réplique caricaturale de celui de 2007», a déclaré Manuel Valls, citant la suppression d'un poste de fonctionnaire sur deux et le report de l'âge du départ à la retraite. «Le président de l'UMP n'a que comme seul objectif une revanche. Sur nous, c'est normal, sur ses amis, on peut le comprendre, sur lui-même, on n'en doute plus mais c'est plus grave, une revanche sur les Français. Une revanche sur les Français qui lui ont dit en 2012 qu'ils ne voulaient plus de lui», a lâché le Premier ministre.

Par ailleurs, Manuel Valls a dénoncé l’«endormissement généralisé», face au danger «immense» du FN «en passe de devenir le premier parti de France» et de «kidnapper» le pays. Il a également regretté le manque de mobilisation contre le Front national : «Où sont les intellectuels, où sont les grandes consciences de ce pays, les hommes, les femmes de culture, qui doivent monter, eux aussi,  au créneau? Où est la gauche? Pour dire non. Pour refuser.»