Présidentielle: Fillon voterait PS plutôt que FN «sans aucune hésitation»

POLTIQUE Et ce en cas de duel PS-FN au second tour du scrutin...

20 Minutes avec AFP

— 

François Fillon sur le plateau de C Politique le 9 février 2015.
François Fillon sur le plateau de C Politique le 9 février 2015. — IBO/SIPA

Voilà qui est clair. François Fillon a déclaré jeudi qu'il voterait «bien sûr, sans aucune hésitation» pour le PS en cas de duel PS-FN au second tour de l'élection présidentielle, contrairement à la législative dans le Doubs où il n'y avait «aucun danger pour la République».

«A une élection présidentielle, si ce qui était en jeu, c'était les valeurs de la République, bien entendu, sans aucune hésitation. Et j'espère bien que le candidat de la gauche appellerait à voter pour le candidat de la droite dans la même circonstance», a répondu l'ancien Premier ministre sur BFMTV à la question de savoir pour qui il voterait en cas de duel FN-PS au second tour d'une présidentielle.

Le programme du FN est «absurde»

L'UMP s'est récemment divisée sur l'attitude à adopter après l'élimination de son candidat au premier tour de l'élection législative partielle dans le Doubs. Le parti a appelé à voter blanc ou à s'abstenir. Une partie de ses dirigeants, dont Alain Juppé et Nathalie Kosciusko-Morizet, avaient exprimé leur préférence pour un vote PS. François Fillon avait plaidé pour le «ni-ni», estimant qu'il était «impossible de voter pour le PS».

«Dans le cadre de l'élection du Doubs, il n'y avait contrairement à ce qu'on racontait, aucune espèce de danger pour la République», a-t-il nuancé. «J'ai siégé à l'Assemblée nationale entre 1986 et 1988 avec, grâce à François Mitterrand, 25 ou 30 députés Front national. J'étais président d'une commission, j'en avais cinq dans ma commission dont un qui avait été condamné à mort par contumace pour avoir tenté d'assassiner le général de Gaulle. Ça montre que le danger est plus ancien qu'on le dit», a expliqué le député de Paris.

Le programme du FN est «absurde, c'est une sorte de mélange entre l'extrême gauche et l'extrême droite qui ne peut conduire qu'à la catastrophe économique. C'est un danger qui doit à tout prix être écarté», a estimé François Fillon.