VIDEO. Nicolas Sarkozy: «Tout responsable UMP qui conclura un accord avec le FN sera immédiatement exclu» du parti

POLITIQUE L'ancien président a réagi sur Europe 1 ce jeudi matin...

FF et FV

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Nicolas Sarkozy était l'invité d'Europe 1 ce jeudi 19 février 2014.
Nicolas Sarkozy était l'invité d'Europe 1 ce jeudi 19 février 2014. — CAPTURE ECRAN EUROPE 1.FR

Nicolas Sarkozy n'a pas mâché ses mots ce jeudi matin. L'ex-chef de l'Etat interrogé sur Europe 1 a réagi à l'utilisation de l'article 49-3 de la Constitution par Manuel Valls mardi. «Le 49-3 est un déni de démocratie», a estimé le président de l'UMP, rappelant au passage qu'il n'en avait jamais fait usage au cours de son mandat.

«C'est la conséquence des mensonges répétés de François Hollande, a-t-il poursuivi. Quand on ment aux Français, on en paie le prix.» Il a estimé que le président n'avait pas respecté ses promesses de campagne et créé ainsi «les conditions de la révolte». Le recours au 49-3 est selon lui «une preuve de la faiblesse de François Hollande vis-à-vis de sa majorité et de la France».

«On ne veut pas de femmes voilées»

Le président de l'UMP a affirmé qu'il y avait «des pratiques sociétales dont on ne veut pas». «On ne veut pas de femmes voilées. Pas pour des questions religieuses, pas pour des raisons d'interprétation de l'islam mais parce que dans la République, la femme et l'homme sont à égalité», a-t-il affirmé. «On ne veut pas non plus de prière dans les rues.»

Il veut travailler avec le Conseil français du culte musulman (CFCM) pour «créer les conditions de l'émergence d'un islam de France car nous ne voulons pas d'un islam en France», c'est-à-dire «compatible avec ce que nous voulons».

Il a mis en garde contre l'amalgame entre musulmans et terroristes : «Assimiler tous les musulmans aux djihadistes, c'est une injustice monstrueuse», a-t-il prévenu.

Sur la menace terroriste, Nicolas Sarkozy a déclaré souhaiter que «la consultation d'un site web djihadiste» devienne un «délit».

L'unité nationale, mais pas sur tous les sujets

Nicolas Sarkozy a affirmé que l'unité nationale était «la seule solution» face à «l'ignominie» de la profanation de tombes juives. «Mais l'unité nationale ne veut pas dire qu'on est d'accord sur tout», a-t-il ajouté, taclant l'expression d'«apartheid [territorial, social, ethnique]» qu'avait employé le Premier ministre Manuel Valls. «L'apartheid désigne un racisme d'Etat, je ne peux pas l'accepter», a-t-il dit.

Il ne veut pas d'accord de l'UMP avec le FN

«Nous ne voterons jamais pour le Front National», a-t-il déclaré, précisant que «tout responsable UMP qui conclura un accord avec le FN sera immédiatement exclu» du parti.