La poignée de main, un geste hautement symbolique en 4 points

DECRYPTAGE Une main serrée en dit long sur la personnalité de celui qui la donne. «20 minutes» a sollicité Olga Ciesco, synergologue, pour vous donner les clés de ce geste parfois historique, comme celle entre Obama et Castro scellant la réconciliation des Etats-Unis et Cuba…

Olga Ciesco (contributrice)

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Poignée de mains historique entre le président américain Barack Obama (d) et son homologue cubain Raul Castro au Sommet des Amériques à Panama le 11 avril 2015
Poignée de mains historique entre le président américain Barack Obama (d) et son homologue cubain Raul Castro au Sommet des Amériques à Panama le 11 avril 2015 — MANDEL NGAN AFP

«Shake hand», serrage de paluches ou geste protocolaire, la poignée de main est un acte social qui se transforme parfois en symbole historique de réconciliation. La preuve avec celle samedi lors du sommet des Amériques entre Obama et Raul Castro.

Quand la glace a fondu entre Cuba et les Etats-Unis

Mais que dit de nous cet acte largement pratiqué? Olga Ciesco, synergologue et experte en gestuelle le décrypte pour 20 minutes.

1 - La hauteur du geste
 

On se rend compte que plus il y a de respect entre les interlocuteurs et plus la poignée de main est haute. La hauteur ne dépasse pas la poitrine et, bien sûr, la taille respective de chacun compte.

Ceci étant dit, vous constaterez que lorsque la poignée de main est «basse» et éloignée du corps, c’est que la satisfaction de la rencontre n’y est pas​.

(DAL ZENNARO / AFP)

2 - L’inclinaison des mains
 

Si les mains sont à l’horizontale, c’est que l’un des interlocuteurs adopte une posture de dominant. Celui-ci est facilement repérable par sa main, au-dessus de celle de l'autre personne, qui opte pour une posture inconfortable, d’ouverture forcée.

(JIM WATSON / AFP)

3 - La position de l’autre main
 

Quand l’autre main touche en plus l’interlocuteur, c’est car les interlocuteurs se connaissent et s’apprécient, ou pour affirmer sa domination. Dans certains cas, nous pouvons aussi y voir une attitude de protection.

Voyez si les 2 interlocuteurs se touchent réciproquement, ou s’il n’y a en a qu’un qui le fait. Regardez ensuite la hauteur de ce toucher: plus il est haut sur le bras, plus la proximité ou la dominance est forte.

(KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP)

4 - La force du regard
 

Les interlocuteurs se regardent-ils assez longtemps pour se saluer? Le regard est important car une poignée de main sans conviction ni intention est souvent une poignée rapide, basse et avec un regard inexistant ou furtif.

Le regard marque aussi la force du respect que les interlocuteurs se portent.

(GUIBBAUD / SIPA )

>> Accordez-vous de l'importance à la manière dont vous réalisez vos poignées de main? Comment les faites-vous? Pourquoi? Réagissez dans les commentaires ci-dessous...

Olga Ciesco est synergologue et consultante en communication non verbale.

 

Elle contribue aussi régulièrement dans le milieu judiciaire en France et participe à la recherche d’éléments de vérité lors d’enquêtes.