Attaque de Roland Dumas: La classe politique affiche son soutien à Manuel Valls face à des propos «atterrants»

POLÉMIQUE L'ex-ministre socialiste a jugé que le Premier ministre était «probablement» sous influence juive...

M.P.

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Le Premier ministre Manuel Valls lors d'une séance de questions à l'assemblée le 11 février 2015
Le Premier ministre Manuel Valls lors d'une séance de questions à l'assemblée le 11 février 2015 — Patrick Kovarik AFP

La sortie de Roland Dumas ce lundi matin visant Manuel Valls n’est pas passée inaperçue. Le Premier ministre est «probablement» sous «influence» juive en raison de ses «alliances personnelles», a déclaré l’ex-ministre des Affaires étrangères sur BFM TV, visant implicitement l’épouse de Manuel Valls, Anne Gravoin. «Chacun sait qu'il est marié avec quelqu'un, quelqu'un de très bien d'ailleurs, qui a de l'influence sur lui. Pourquoi ne pas le dire si c'est une réalité», a-t-il insisté.

Très vite, sur Twitter puis via différents médias, le Premier ministre a pu compter sur le soutien de plusieurs élus.

Le président PS de l'Assemblée nationale a fermement condamné les propos:

Des propos qui ont provoqué une réaction inattendue chez Jean-Jacques Urvoas, député PS proche de Manuel Valls:

Le député PS Olivier Faure vise, lui, directement Roland Dumas:

Benoît Hamon, qui venait de se faire tacler par le Premier ministre sur le vote de la loi Macron, fait dans la concision, toujours efficace:

Un député frondeur fait un parallèle avec Jean-Marie Le Pen:

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Jérôme Guedj, président PS du Conseil général de l'Essonne, a pour sa part jugé que «les mots choisis de Dumas sont assassins»:

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Interviewé sur TV5 Monde, Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), a dénoncé les propos «lamentables», dignes du «discours des années 30 sur la France enjuivée», de Roland Dumas. «C'est lamentable. C'est le discours des années 30 sur la France enjuivée. J'ai connu Roland Dumas résistant et pas reprenant le discours de ceux qu'il combattait», a réagi Cambadélis. L'ancien ministre de François Mitterrand «doit se taire et rester dans un cadre républicain qu'il semble avoir quitté», a insisté le député de Paris pour qui cette déclaration, et la mise en cause personnelle de l'épouse du Premier ministre, «confinent à l'antisémitisme».

L'UMP Dominique Bussereau, lui, en revient à un dicton de la sagesse populaire:

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