Sarkozy propose une présidence au pas de charge

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Nicolas Sarkozy, candidat UMP à l'élection  présidentielle, a dénoncé mercredi à Paris "les petites combinaisons partisanes", en faisant allusion à un possible accord entre Ségolène Royal et François Bayrou, en vue du second tour, le 6 mai.
Nicolas Sarkozy, candidat UMP à l'élection présidentielle, a dénoncé mercredi à Paris "les petites combinaisons partisanes", en faisant allusion à un possible accord entre Ségolène Royal et François Bayrou, en vue du second tour, le 6 mai. — Robert François AFP

Négociations avec les partenaires sociaux sur l’égalité salariale, le service minimum, la «flexisécurité», l'amélioration des conditions de travail et la lutte contre le stress… Les premiers jours d’une éventuelle présidence de Nicolas Sarkozy risquent d’être agités, si le candidat UMP se tient au programme qu’il a détaillé dans «Le Monde», confirmant une interview à 20 Minutes.

Dès la fin de la première semaine, il se rendra à Bruxelles et à Berlin puis en Afrique. L’objectif: relancer la construction européenne. «Concrètement, à la fin 2007, on se dote de nouvelles institutions, on engage les négociations sur la future politique agricole commune, on pose la question de la concurrence et de la préférence communautaire, on suspend tout élargissement à l'adoption de nouvelles institutions.»

«Peines planchers pour les multirécidivistes»

Il présentera aussi un nouveau projet de loi sur la sécurité dès juillet: «Je proposerai l'instauration de peines planchers pour les multirécidivistes. Les mineurs multirécidivistes entre 16 et 18 ans seront punis comme les majeurs.»

Les peines planchers ont fait l'objet d'un débat âpre au sein du gouvernement lors de l'examen du texte sur la délinquance à l'Assemblée en novembre 2006. Le ministre de la Justice, Pascal Clément et le Premier ministre, Dominique de Villepin, s'y étaient publiquement opposés et Nicolas Sarkozy avait dû y renoncer.

Le candidat UMP en a profité pour définir les contours de sa future majorité: «Il y aura un pôle UMP et place pour un autre, issu du centre, qui pourra porter avec l'identité qui est la sienne, les valeurs auxquelles il tient: celles de l'Europe, de l'ouverture sociale, d'une République exemplaire.»

A François Bayrou de «choisir»

Selon lui, c'est à François Bayrou de «choisir» s'il veut en être ou pas. «Il a toujours été dans la majorité de droite et du centre. S'il change, c'est son droit mais qu'il le dise aux électeurs».

Il dénonce par ailleurs le «Tout sauf Sarkozy» qui selon lui, est «une construction médiatique parfaitement artificielle. Agiter cet argument, c'est insulter les 11,5 millions de personnes qui ont voté pour moi. C'est les présenter soit comme des attardés, soit comme des fascistes.»