Départementales: Le parti des musulmans présentera des candidats

POLITIQUE Ils seraient en lice dans huit cantons sur 2.000. Une paille, mais un début...

Maud Pierron

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Illustration d'un électeur en train de glisser un bulletin dans une urne.
Illustration d'un électeur en train de glisser un bulletin dans une urne. — DAMOURETTE/SIPA

Un petit parti qui veut devenir plus gros. Lancé en 2012, l’Union des démocrates musulmans de France compte sur les cantonales pour se relancer, tablant sur le contexte de recrudescence des actes islamophobes pour gonfler ses rangs. Car pour l’instant, ce parti est plus que confidentiel, avec 900 adhérents sur toute la France et un seul élu, un conseiller municipal à Bobigny, en Seine-Saint-Denis.

L’UDMF a déposé huit candidatures pour les cantonales de Mars, à Bobigny (Seine-Saint-Denis), à Bagneux (Hauts-de-Seine), aux Mureaux (Yvelines), à Marseille (Bouches-du-Rhône), à Lyon (Rhône), Nice (Alpes-Maritimes), Avion (Pas-de-Calais) et peut-être Strasbourg (Alsace), relaie le Parisien ce jeudi. Une paille, par rapport aux 2.000 cantons mais l’UDMF compte sur l’effet d’entraînement, qui annonce déjà 200 nouveaux adhérents ces dernières semaines avec la parution des livres d’Eric Zemmour et Michel Houellebecq, les attaques de Charlie Hebdo et la recrudescence des actes islamophobes.

2017 dans le viseur

Une initiative communautariste? «Il existe en France un parti des chrétiens-démocrates. L’UDMF tente de donner une voix à une partie de la population qui ne se retrouve pas dans les partis traditionnels et qui a envie d’agir», répond au quotidien son président fondateur Najib Azergui. Dans son programme, le parti veut défendre l’autorisation du port du voile à l’école, ainsi que le développement du halal ce qui permettrait de créer des emplois. Najib Azergui propose aussi des cours d’éducation civiques et philosophiques pour «faire réfléchir et débattre les jeunes».

Et le fondateur du parti, après avoir lu Soumission de Michel Houellebecq, de viser déjà plus loin, 2017, avec l’ambition de récolter 500 parrainages pour présenter un candidat issu de ses rangs à la présidentielle.