Alain Juppé hué pour avoir évoqué l'union de la droite et du MoDem

UMP Le candidat à la primaire UMP de 2016 a fait grincer des dents certains membres du conseil national du parti de droite, samedi. Mais d'autres points de son discours ont été applaudis...

20 Minutes avec AFP

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Alain Juppé s'est exprimé devant le conseil national de l'UMP, le 7 février 2015, à la Mutualité, à Paris. AFP PHOTO/ALAIN JOCARD
Alain Juppé s'est exprimé devant le conseil national de l'UMP, le 7 février 2015, à la Mutualité, à Paris. AFP PHOTO/ALAIN JOCARD — AFP

Hué et applaudi. Alain Juppé a suscité des réactions contrastées auprès des membres du conseil national de l’UMP, samedi, à Paris. Le candidat à la primaire UMP de 2016 a d’abord été hué pour avoir évoqué le MoDem, dans le cadre d’une union avec la droite. Pour réussir «l'alternance» et combattre le Front national, il faut «le rassemblement de la droite et du centre. C'est l'ADN de l'UMP. Partout, il faut l'union de l'UMP, de l'UDI et même du MoDem», a affirmé l’actuel maire de Bordeaux.

Des huées ont résonné au moment où il prononçait le nom du MoDem. Ce qui a conduit Alain Juppé à ironiser sur les «réflexes pavloviens» des militants à l'évocation du parti de François Bayrou, accusé d'avoir causé la défaite de Nicolas Sarkozy en 2012.

La «légitimité» de Nicolas Sarkozy

Mais Alain Juppé a été applaudi lorsqu’il a déclaré qu'il se battrait pour «une France heureuse» et quand il a rendu hommage à la «légitimité» de Nicolas Sarkozy.

Il a par ailleurs appelé son parti à «résister» au FN et au «salmigondis de propositions contradictoires qui leur sert de programme et qui nous conduira dans le mur».

«Il faut casser la dynamique du FN à tout prix. C'est la raison pour laquelle j'ai dit ce que j'ai dit. Je n'ai lancé aucun appel», a-t-il affirmé, en faisant allusion à ses déclarations selon lesquelles il voterait, «à titre personnel», pour le candidat PS dimanche dans le Doubs contre la candidate FN.

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«Je continuerai à me battre pour l'union de la droite et du centre et - dussé-je aggraver mon cas - aux déçus du hollandisme», a-t-il également affirmé. Ce qui n’a pas manqué de faire grincer quelques dents.