VIDEO. Patrick Balkany «n'empêche pas» Juppé de «faire les primaires du PS»

POLITIQUE Le proche de Nicolas Sarkozy réagit après la prise de position d’Alain Juppé sur la législative partielle dans le Doubs…

20 Minutes avec AFP

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Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret, lors du 1er tour des élections municipales, le 23 mars 2014
Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret, lors du 1er tour des élections municipales, le 23 mars 2014 — Pierre Andrieu AFP

Le député-maire UMP de Levallois-Perret, Patrick Balkany, un proche de Nicolas Sarkozy, a déclaré ce mardi qu'il n'empêchait pas Alain Juppé d'aller «faire les primaires du Parti socialiste», après la prise de position du maire de Bordeaux sur la législative partielle dans le Doubs.

Alain Juppé a estimé dimanche sur son blog qu'il fallait «faire barrage au FN» et que s'il était électeur dans le Doubs, il voterait PS.

>> Les réactions aux propos de Nicolas Sarkozy sur la législative dans le Doubs

«Dans un grand parti politique, si vous avez deux individualités qui ne sont pas d'accord avec la grande majorité des parlementaires, ça ne fait pas une scission», a assuré M. Balkany dans les couloirs de l'Assemblée, en référence à Alain Juppé et à Nathalie Kosciusko-Morizet, qui, elle, a prôné «à titre personnel» de voter PS «contre le Front National» après l'élimination de l'UMP au premier tour de la législative partielle dans la quatrième circonscription du Doubs.

NKM épinglée

«Mais si Alain Juppé préfère aller faire les primaires du Parti socialiste, moi je l'en empêche pas», a ajouté l'élu des Hauts-de-Seine.

Il a aussi épinglé Nathalie Kosciusko-Morizet, vice-présidente déléguée de l'UMP: «tout le monde peut avoir ses états d'âme (mais) dans un mouvement politique comme dans toute démocratie, on doit se rallier à la majorité», selon Patrick Balkany.

«Il y a une large majorité qui se dégage pour qu'on ne donne pas de consigne de vote. Il faut que cette large majorité des adhérents comme des parlementaires de l'UMP soit respectée», a plaidé l'élu des Hauts-de-Seine, en reconnaissant que «la synthèse, c'est pas toujours facile à faire, le consensus mou, ça n'existe pas».