Législative du Doubs: Soulagement au Parti socialiste

ELECTION Chez les socialistes, on souffle un peu en attendant le duel avec le FN dimanche prochain...

20 Minutes avec AFP
— 
Le candidat PS Frédéric Barbier se rend au bureau de vote à Pont-de-Roide (Doubs), le 1er février 2015
Le candidat PS Frédéric Barbier se rend au bureau de vote à Pont-de-Roide (Doubs), le 1er février 2015 — Sébastien Bozon AFP

Le Parti socialiste exprimait un certain soulagement, lundi, après sa qualification au second tour de la partielle législative du Doubs, mais rien n'est acquis pour dimanche, ni pour les départementales de mars qui s'annoncent périlleuses pour la gauche.

Frédéric Barbier, le candidat socialiste, n'a finalement pas été éliminé de cette élection dans la circonscription de l'ex-ministre Pierre Moscovici, alors que certains craignaient une mise hors jeu du PS.

«On n'aurait pas dû être au deuxième tour»

De quoi mettre un peu de baume au coeur dans la famille PS. «On ne va pas sauter au plafond, le FN est en tête et le candidat PS a perdu des voix par rapport à 2012 (9.000 ndlr). Mais le message, c'est que le PS n'est pas éliminé de la vie politique, on est dans la fin du "Hollande bashing" et dans la fin du "PS bashing"», confiait lundi une ministre, qui voulait y voir un effet psychologique: «C'est ce qui va permettre aux socialistes de faire campagne et défendre leurs idées en relevant la tête ».

Déjà, ces dernières semaines, des ténors notaient un effet «post-attentats» sur les candidats PS: «Au travers de ce malheur qui nous a frappé, les Français aujourd'hui sont plus attentifs à la parole du président de la République, du gouvernement et de la majorité», a ainsi déclaré Claude Bartolone, président de l'Assemblée.

Au vu des projections réalisées à partir des derniers résultats aux élections partielles et au vu des communes perdues aux dernières municipales, «on n'aurait pas dû être au deuxième tour» dans le Doubs, reconnaissait Christophe Borgel, chargé des élections au PS.

Remobilisation des militants PS

Sans « vouloir faire de triomphalisme », celui-ci se montrait plutôt confiant pour dimanche prochain. «Si on se bat bien, la victoire est au bout », affirme Christophe Borgel, qui souligne que le «total des voix de gauche» place celle-ci à «4 ou 5 points devant le FN». En attendant de savoir quelle attitude l'UMP adoptera, le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a «demandé officiellement» à l'UMP de soutenir le PS face au FN» , le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, exigeant «une position claire et sans ambiguïté».

Quel effet sur la campagne des élections départementales des 22 et 29 mars? «Si on gagne dimanche prochain, il va y avoir un effet de remobilisation des militants et sympathisants », veut croire Christophe Borgel.