Amiens fait machine arrière sur les machines à voter

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Une «machine à voter», testée en janvier lors d’une consultation municipale, a pris place lundi dans le hall de la mairie de Castanet-Tolosan.
Une «machine à voter», testée en janvier lors d’une consultation municipale, a pris place lundi dans le hall de la mairie de Castanet-Tolosan. — A. DUQUESNEL / 20 MINUTES

La mairie d'Amiens, qui avait décidé en 2006 de faire voter par machine électronique dans 18 des 68 bureaux de la commune, a annoncé vendredi qu'elle y renonçait et que le vote pour l'élection présidentielle se ferait uniquement avec les traditionnels bulletins de papier.


«Compte de tenu de la réticence exprimée par de nombreux administrés à l'égard de ce nouveau système de vote (...) (le maire UDF) Gilles de Robien a décidé que cette utilisation se ferait à titre purement expérimental», a déclaré la mairie dans un communiqué.


Après avoir déposé obligatoirement leur bulletin dans l'urne, les électeurs des bureaux concernés auront le choix d'expérimenter ou non les machines qui resteront toutefois en place. Ils seront également invités à expliquer ce choix sur des registres ouverts à l'occasion. Une telle expérience avait déjà été menée dans trois bureaux de vote d'Amiens lors du referendum de 2005 sur la constitution européenne.


«Nous avons ressenti une certaine polémique sur la fiabilité des machines au niveau national, mais aussi écouté les réticences exprimées par certains de nos électeurs. C'est le rôle des élus d'en tenir compte», a expliqué à l'AFP l'adjointe au maire chargée des élections, Béatrice Leroux-Lepage.


«Notre but est de cerner l'opinion de la population amiénoise quant à ce nouveau mode de vote», a-t-elle estimé. Dix électeurs amiénois ont contesté devant la justice administrative la conformité des machines, mais le tribunal administratif a refusé vendredi de nommer un expert pour la vérifier