#DirectPolitique: Pour Jean-Vincent Placé, un rapprochement avec la gauche de la gauche est «irresponsable»

POLITIQUE Le sénateur EELV était l'invité de l'émission de Linternaute.com, «20 Minutes» et «Ouest-France» ce mardi 3 février...

Armelle Le Goff

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Le président du groupe EELV au Sénat Jean-Vincent Placé à la Fête de l'Humanité le 13 septembre 2014 à La Courneuve, près de Paris
Le président du groupe EELV au Sénat Jean-Vincent Placé à la Fête de l'Humanité le 13 septembre 2014 à La Courneuve, près de Paris — Kenzo Tribouillard AFP

Invité de #DirectPolitique, l'émission politique de Linternaute.com, 20 Minutes et Ouest-France, le président du groupe écologiste au Sénat a franchi un nouveau pas dans son opposition à la ligne de Cécile Duflot au sein d'EELV. Il juge ouvertement «irresponsable» l'idée d'un rapprochement avec la gauche de la gauche (et notamment d'une primaire, en vue de l'élection présidentielle de 2017, avec le Front de gauche et les frondeurs), exprimant sans fard son désaccord avec les options d'une partie des militants de EELV: «Aller fracturer la gauche, aller avec des gens qui ne sont pas écolos, dont on sait très bien que cela va finir dans un désordre qui est plus grand que chez les écologistes [...], je ne vois pas trop quelle est l'orientation stratégique.» Et d'ajouter: «Il y a un retour d’une sorte de gauchisme un peu immature.»

Un retour au gouvernement «dès cette année»

Jean-Vincent Placé souhaite un retour des Verts au gouvernement «dès cette année». «80 à 90% de nos sympathisants pensent qu'on devrait être aux responsabilités», affirme-t-il. «Il faudra trouver l'opportunité, dans l'année, de trouver autour du président de la République un gouvernement plus compact de la gauche et des écologistes. (...) Et quand je vois la situation du pays y compris si nous étions capables d'aller au-delà sur les centristes et les démocrates ce serait important.», déclare-t-il aussi.

Sur son cas personnel, il «assume» avoir la «prétention» d'entrer au gouvernement. Pour quelles raisons? «Si moi je veux des responsabilités, c'est que j'ai la prétention -oui la prétention, mais on n'est pas obligé de voter pour moi- de penser que je peux les exercer», dit-il.

Enfin, le sénateur EELV se montre mesuré sur son opposition à la loi Macron, contrairement à certains membres de son parti dont Cécile Duflot, parce que «pour la première fois, on dit "les entreprises, il faut les aider"». Aux yeux de l'élu de l'Essonne, «Il faudrait qu’on assume que ce sont les entreprises qui font l’emploi.»

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