VIDEO. Pékin: Manuel Valls tente d'attirer les investisseurs chinois

ECONOMIE Le Premier Ministre a également tenté de rassurer son homologue chinois sur l'avenir de la Grèce...

20 Minutes avec AFP

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Le Premier Ministre Manuel Valls à Pékin le 30 janvier 2015.
Le Premier Ministre Manuel Valls à Pékin le 30 janvier 2015. — AFP

Manuel Valls a poursuivi vendredi à Pékin son offensive pour attirer les investissements chinois en France, en faisant la promotion d'un pays «attractif, pro-entreprises, et qui se réforme». Le Premier ministre français s'est entretenu avec le président chinois Xi Jinping au Grand palais du peuple, place Tiananmen, où il avait été déjà reçu la veille par son homologue, Li Keqiang.

«Oui, la France est ouverte aux entreprises chinoises! Oui, vos investissements - nous savons tous que la Chine a des capacités financières tout à fait considérables - sont les bienvenus», avait auparavant lancé Manuel Valls devant des acteurs économiques chinois. La «réalité», a-t-il insisté au deuxième jour de sa visite officielle en Chine, est que «la France est un pays attractif, un pays pro-entreprises, un pays pro-business, qui avance et se réforme». «La France est un pays qui vous attend, mon gouvernement souhaite lever tous les obstacles pour permettre à tous les investisseurs chinois de venir. Ne craignez ni notre droit, ni notre droit social, ni la réalité française, au contraire, c'est un pays qui vous permettra de faire de très belles affaires. Donc bienvenue en France», a-t-il encore dit.

«Condoléances attristées» après les attentats parisiens

Manuel Valls a évité de justesse de qualifier la France et la Chine d'«alliés fidèles», en s'écartant du texte de son discours remis à la presse, pour y préférer une formule plus conforme aux réalités diplomatiques. La relation franco-chinoise «s'est renforcée de manière spectaculaire», a affirmé ensuite le président Xi Jinping, en serrant la main d'un Manuel Valls tout sourire. Le numéro un communiste a de nouveau transmis, au nom du peuple chinois, ses «condoléances attristées» après les attentats parisiens de début janvier.

«Rééquilibrer» les relations économiques

Devant des patrons chinois, le Premier ministre a par ailleurs de nouveau appelé à «rééquilibrer» les relations économiques franco-chinoises. «Trop d'obstacles continuent de freiner nos échanges», a-t-il dit, appelant à lever «une série d'obstacles administratifs», notamment dans l'agroalimentaire (lait, viande, charcuterie, vin). Manuel Valls a par ailleurs proposé «un nouveau partenariat nucléaire de grande ambition» pour les années à venir, couvrant «l'ensemble du cycle de l'amont à l'aval», dans ce domaine clé de la coopération franco-chinoise.

La question de la Grèce

Le Premier ministre a par ailleurs répondu aux inquiétudes de son homologue chinois qui lui avait demandé la veille si la Grèce allait sortir de la zone euro, selon l'entourage de Manuel Valls. «La Grèce restera, doit rester dans la zone euro, le nouveau Premier ministre grec (Alexis Tsipras) l'a dit, il ne peut pas en être autrement», a-t-il assuré, tout en ajoutant: «Il faut aider la Grèce à sortir de la crise qu'elle connaît».

Fin du voyage samedi à Shanghai

Vendredi, Manuel Valls s'est aussi entretenu en toute discrétion avec des représentants de la société civile chinoise, a indiqué son entourage sans fournir de noms. Les autorités chinoises tentent généralement de dissuader les personnes à la parole jugée trop libre - artistes, avocats, dissidents, militants des droits de l'homme - d'entrer en contact avec des délégations occidentales.

Le Premier ministre a dévoilé en soirée une statue du général de Gaulle au musée national de Chine, en compagnie de son homologue Li Keqiang, avec qui il devait dîner en petit comité. La cérémonie a conclu un an de célébrations du cinquantième anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays. Manuel Valls achèvera son voyage samedi à Shanghai, où il rencontrera d'autres investisseurs chinois potentiels.