NKM: «Entendons le message du "Je ne suis pas Charlie"»

INTEGRATION La numéro deux de l'UMP refuse de mettre tous les adeptes de cette phrase dans le même panier...

20 Minutes avec AFP

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NKM à Paris, place de la République, le 7 janvier 2015.
NKM à Paris, place de la République, le 7 janvier 2015. — DECORDE CONSTANCE/SIPA

La numéro deux de l'UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet, a demandé jeudi lors de ses voeux à Paris d'«entendre le message du "Je ne suis pas Charlie"».

«Entendons le message du "je ne suis pas Charlie": si à l'évidence, certains veulent la confrontation avec la République, d'autres ne sont pas forcément à l'extérieur du projet républicain, ils peuvent vouloir dire au contraire qu'ils veulent plus en être», a assuré Nathalie Kosciusko-Morizet, selon le texte de son discours.

Elle s'interrogeait sur «la conclusion que nous allons tous tirer» des attentats de janvier, «de la manifestation mais aussi de ceux qui ont dit "Je ne suis pas Charlie"».

«L'intégration a toujours été un phénomène brutal»

«Sont-ils la manifestation de ce qui est devenu un lieu commun: l'échec du modèle d'intégration français? Où est-ce là aussi plus compliqué? Car si à l'évidence, notre modèle ne fonctionne pas très bien, il n'est peut-être pas aussi défaillant qu'on le dit», croit savoir le chef de l'opposition municipale dans la capitale. «L'intégration a toujours été un phénomène brutal. Des générations de Polonais, d'Espagnols, d'Italiens pourraient en témoigner», souligne NKM.

«Ensuite, dans ceux qui n'ont pas voulu participer à la communion nationale, il y a aussi ceux qui disent: "La liberté, très bien. Mais où est l'égalité?" On leur parle de République, mais la République ils la veulent! Ils voudraient que la promesse républicaine soit vraiment pour eux et aujourd'hui ils n'en sont pas pleinement convaincus».

L'ancienne ministre a aussi estimé que 2015 devait être «une année de refondation» car «avec ce qui vient de se passer, si les partis républicains ne changent pas de comportement, de projets, de façon d'être, le Front national va continuer à monter». «Et nous à droite, nous devons prendre l'initiative du renouvellement car passé ce moment d'émotion, les Français vont se rendre compte que la gauche n'a rien de neuf à proposer, à part mettre en oeuvre nos idées», a-t-elle poursuivi.